En Afrique du Sud, les armes à feu, détenues légalement ou illégalement, sont largement répandues et les fusillades fréquentes, notamment sur fond de rivalités entre gangs et de concurrence entre acteurs de l'économie parallèle.
"Les victimes, dont une femme enceinte, étaient rassemblées dans une maison peu avant 23h quand des assaillants armés ont fait irruption sur les lieux et ont ouvert le feu", a-t-il dit à l'AFP.
Trois autres personnes ont survécu à l'attaque à KwaMakhutha, une commune située au sud de Durban, a indiqué la police. Le mobile de l'attaque n'était pas connu dans l'immédiat.
La police a lancé une opération de 72 heures pour retrouver et interpeller les auteurs de l'attaque.
Un "état de choc"
"Il n'y a pas de place dans nos communautés pour de tels actes. La police doit agir avec fermeté, mobiliser tous les moyens disponibles et poursuivre les responsables jusqu'à leur comparution devant la justice", a dit dans un communiqué une responsable policière, Puleng Dimpane.
"Cet incident a plongé la population dans un profond état de choc et de deuil", a ajouté de son côté M. Ntuli.
Selon la chaîne de télévision locale eNCA, les assaillants avaient contraint toutes les personnes présentes à se regrouper dans une pièce avant d'ouvrir le feu. Ils auraient également incendié une voiture appartenant à l'une des victimes.
Environ 60 personnes tuées par jour
"C'est choquant et triste. Ce sont des gens avec qui j'ai grandi. Je n'arrive pas à y croire. On dirait un film", a témoigné un habitant cité par leNCA. "Je vis ici depuis toujours et je n'ai jamais rien vu de tel", a-t-il ajouté.
L'Afrique du Sud affiche l'un des taux d'homicides les plus élevés au monde, avec environ 60 personnes tuées chaque jour dans un pays d'environ 62 millions d'habitants.
En mars, l'armée a été déployée dans plusieurs zones touchées par les violences pour soutenir la police dans sa lutte contre la criminalité, que le président Cyril Ramaphosa considère comme l'une des principales menaces pour l’Afrique du Sud.








