"Il n'y a aucune chance qu'ils puissent entrer au Venezuela", a déclaré M. Maduro, affirmant que son pays était préparé à défendre "la paix, la souveraineté et l'intégrité territoriale".
"Ni sanctions, ni blocus, ni guerre psychologique, ni siège. Ils n'ont pas réussi, et ne réussiront pas", a-t-il ajouté lors d'un discours devant les forces armées.
Nicolas Maduro fait planer la menace d'un débarquement américain, dénonçant une tentative de "changement de régime". Mais les États-Unis n'ont jamais menacé publiquement d'envahir le pays.
Le dirigeant vénézuélien dit avoir activé "un plan spécial avec plus de 4,5 millions de miliciens", même si ce chiffre est mis en doute par des experts.
En réponse au déploiement naval américain dans les eaux internationales, le Venezuela a déployé sa marine et des drones de surveillance dans ses eaux territoriales.
Déploiement américain: Maduro dénonce un plan "immoral, criminel et illégal" contre le Venezuela
Prime de 50 millions de dollars
Washington accuse Maduro de diriger un réseau de narcotrafic, le Cartel des Soleils, que l'administration Trump a désigné comme une organisation "terroriste", et a récemment porté à 50 millions de dollars la prime menant à son arrestation.
L'AFP a constaté la présence au Panama du destroyer lance-missiles USS Lake Erie dans un port d'entrée sur le Pacifique.
L'ambassadeur du Venezuela aux Nations Unies, Samuel Moncada, a adressé une lettre au secrétaire général Antonio Guterres demandant d'exhorter le gouvernement des États-Unis à "cesser une fois pour toutes ses actions hostiles et ses menaces, et à respecter la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique du Venezuela".
Lors d'une exercice militaire retransmis à la télévision d'État jeudi, le colonel d'armée Ramos Salazar a déclaré qu'"alors que nous sommes assiégés par l'empire le plus génocidaire de l'histoire de l'humanité, les États-Unis d'Amérique (...) les opérateurs spéciaux révolutionnaires se placent en première ligne de bataille pour défendre la patrie de Bolivar (père de la révolution) et Chavez (ex-président de 1999 à 2013)".