Ils sont en guerre depuis le 28 février 2026, lorsque Donald Trump a décidé de faire bombarder l’Iran. Depuis, le conflit a gagné une partie du Moyen-Orient, impliqué des alliés des deux pays et conduit à la fermeture le détroit d’Ormuz, axe de circulation maritime primordial pour faire passer engrais et hydrocarbures vers l’Europe.
Après des semaines de pourparlers, et de multiples annonces de potentiels accords par le président des États-Unis Donald Trump, une voie de sortie se profile pour le conflit. Les deux pays doivent se retrouver ce vendredi 19 juin à Genève (Suisse) pour la signature d’un protocole d’accord. Donald Trump a par ailleurs mis en garde Téhéran : “Ce n'est pas (un texte) final. C'est un protocole d'accord." "Si je ne l'aime pas, s'ils ne se comportent pas bien, nous recommencerons à balancer des bombes en plein dans leurs têtes", a-t-il affirmé en marge du G7 ce mercredi 17 juin.
Brut. vous résume les annonces qui ont fuité via l’agence Bloomberg des 14 points sur lesquels doivent s’accorder les deux pays. Ils prévoient, entre autres, la fin du conflit, mais aussi un accord sur le nucléaire iranien ou encore la levée progressive des sanctions américaines ainsi que la réouverture à la normale du détroit d’Ormuz par Téhéran.
“Fin immédiate de la guerre sur tous les fronts” entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés. Cela concerne donc aussi le Liban (sous le feu ces derniers jours de tirs de missiles israéliens).
Respect des territoires de chacun : “respecter l’intégrité territoriale de chacun”.
Parvenir à un accord entre les États-Unis et l’Iran dans un délai max de 60 jours.
Levée du blocus naval imposé par les États-Unis à l’Iran. Le trafic maritime devra reprendre comme avant les hostilités dans un délai de 30 jours.
Dès la signature de l’accord, l’Iran s’engage à rétablir la circulation dans le détroit d’Ormuz des navires marchands dans un délai de 30 jours. Il lui faudra aussi “neutraliser les mines” qui s’y trouvent.
Les États-Unis devront aider à “la reconstruction et le développement économique” de l’Iran à hauteur de 300 milliards de dollars.
Levée de l’ensemble des sanctions que les États-Unis ont mises en place contre l’Iran.
Pas de production d’armes nucléaires par l’Iran. L’accord prévoira le sort des matières enrichies utilisées par la République islamique.
Maintien d’un statu quo : “L’Iran maintiendra le statu quo concernant son programme nucléaire, et les États-Unis n’imposeront pas de nouvelles sanctions à l’Iran”.
Les États-Unis s’engagent à ce que “le département du Trésor américain accorde des dérogations pour les exportations de pétrole brut iranien”.
Les États-Unis s’engagent à un déblocage des fonds et des avoirs gelés de l’Iran.
L’Iran et les États-Unis conviennent ensemble d’une mise en œuvre des mesures énoncées par l’accord et au respect des futurs engagements.
Les États-Unis et l’Iran “entameront des négociations’” en vue d’un accord définitif.
L’accord définitif sera approuvé par “une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies”.
Brut. suivra la signature de cet accord et vous tiendra informés des dernières décisions par l’Iran et les États-Unis.






