La ministre française de la Culture soutient l'écrivain Kamel Daoud

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Dans sa déclaration, Catherine Pégard "rappelle son attachement indéfectible à la liberté de création, qui, souvent, s'éprouve dans les zones de tension qu'elle révèle".
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La ministre française de la Culture Catherine Pégard a rappelé son "attachement indéfectible à la liberté de création" et "la nécessité de défendre les artistes dans leur dignité et leur sécurité", dans une déclaration transmise à l'AFP jeudi, au lendemain de l'annonce de la condamnation de l'écrivain Kamel Daoud en Algérie.

Le romancier franco-algérien, qui vit en France, a annoncé mercredi avoir été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal d'Oran pour avoir abordé la guerre civile algérienne dans son roman "Houris", prix Goncourt en 2024. 

Son titre tombe sous le coup d'une loi algérienne interdisant tout ouvrage sur la décennie noire entre 1992 et 2002, qui a fait au moins 200.000 morts, selon des chiffres officiels.

"Un interdit de retour en Algérie"

Kamel Daoud a annoncé mercredi sur X avoir été condamné "à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d'amende (environ 32.000 euros), en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale".

"Le tribunal a formalisé un interdit de retour en Algérie", a ajouté le romancier, qui vit en France après avoir quitté l'Algérie où il a longtemps été journaliste.

Cette condamnation intervient alors que les relations franco-algériennes se sont récemment un peu améliorées après une période de vives tensions liées notamment à l'incarcération pendant un an de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal. Celui-ci a été gracié par le président algérien en novembre 2025.

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