"Les Français attendent une rupture totale avec les 10 dernières années, sur le projet pour le pays comme sur la manière de gouverner. Cette rupture, nous la mènerons avec nos camarades écologistes et communistes", a plaidé le patron des députés PS Boris Vallaud, appelant M. Attal à laisser M. Glucksmann "en dehors de ses coups de communication".
Samedi, dans un entretien au Parisien, M. Attal, candidat Renaissance à la présidentielle, avait dit vouloir un "vrai et large rassemblement" en vue de 2027 "rassemblant des électeurs de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine".
Dans ce cadre, il a cité nommément "des électeurs tentés par Raphaël Glucksmann". Un signal clair mais aussi embarrassant pour le leader de Place publique, à qui est régulièrement intenté un procès en macronisme par ses adversaires politiques, à commencer par ceux qu'il affronte dans la primaire de la gauche sociale-démocrate.
"Même pas en rêve"
Cette coalition, "même pas en rêve", a lancé le sénateur écologiste Yannick Jadot, lui aussi soutien de M. Glucksmann. Car ce dernier "porte la rupture avec 10 années d’incurie, d’incompétence, d’arrogance, de cynisme, d’injustice sociale et de déni climatique", a-t-il fait valoir.
Quant au député Place publique Sacha Houlié, ancien macroniste, il a répondu à M. Attal que "les projets politiques que nous présenterons aux Français sont à l'opposé l'un de l'autre". "Nous portons une ligne claire qui exclut définitivement toute entreprise loufoque de cette nature", a-t-il renchéri.
Côté droite, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi écarté tout rapprochement, en fustigeant sur X "le macronisme saison 3". "Ce sera sans nous", a-t-il assuré.








