Jean-Luc Mélenchon a également accusé le président Emmanuel Macron d'avoir pris "fait et cause d'entrée de jeu pour un tel enlèvement", une position "tout à fait pitoyable" selon lui, à propos de la capture du président vénézuélien à Caracas par des forces spéciales américaines.
Le leader de LFI s'exprimait devant les caméras en participant, dans le centre de Lyon, à une manifestation contre l'intervention américaine au Venezuela, qui a rassemblé quelques centaines de personnes aux cris notamment de "à bas l'impérialisme américain" et "libérez Maduro".
"Gravité exceptionnelle"
Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment à gauche, pour sa première réaction qui appelait à une "transition pacifique" et "démocratique" au Venezuela. Il avait jugé que le peuple vénézuélien ne pouvait que se "réjouir" d'être "débarrassé" de la "dictature Maduro". Deux jours plus tard, M. Macron avait précisé que la "méthode utilisée" par Washington pour capturer M. Maduro n'était "ni soutenue ni approuvée" par la France.
"Le peuple vénézuélien doit se défendre et, s'il le faut, les armes à la main contre l'invasion nord-américaine, et il faut obtenir de manière conséquente la libération du président Maduro, parce que sinon ça signifie qu'on accepte l'opération qui a été faite", a déclaré Jean-Luc Mélenchon.
"C'est d'une gravité exceptionnelle ce qui s'est produit, on n'a jamais vu depuis fort longtemps comme ça un enlèvement d'un chef d'État d'un pays", a-t-il poursuivi. "Qu'il déplaise aux nord-américains, on peut le comprendre, mais de là à envahir (un pays, NDLR), c'est une autre paire de manches", a-t-il ajouté en déplorant "un nouvel ordre du monde qui est en train de se construire de force".








