"Il y a une colère dans ce pays" qui "n'est pas entendue", selon la déclaration samedi des Gilets jaunes dénonçant "le mépris, le refus d'écouter, le mensonge et la répression" du gouvernement.
"Nos libertés sont attaquées", selon les Gilets jaunes, fustigeant "la dérive autoritaire" de l'exécutif qui a interdit de nombreux cortèges en France ce samedi, une semaine après les violences et pillages qui ont secoué le pays.
"Union"
Le 31 octobre, "nous manifesterons pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés", ont déclaré Benjamin Ball et Azelma Sigaux, deux membres de la coordination des Gilets jaunes lors d'une conférence de presse organisée devant un café de la place de la Bastille, censée initialement être le point de départ à Paris du cortège contre la vie chère et pour les revendications lycéennes.
"Le gouvernement tente de nous diviser. En criminalisant notre mouvement, il veut empêcher le front uni qui est en train de naître", ont-ils ajouté en lisant tour à tour une déclaration.
"Notre réponse, c'est l'union", ont-ils poursuivi en appelant à "des assemblées de convergence partout en France" réunissant "lycéens, étudiants, Gilets jaunes, travailleurs, paysans, retraités..."
"Il y a une colère dans ce pays, elle monte dans les lycées et dans les facs, sur les ronds-points, dans les quartiers, dans les champs, et sur les lieux de travail", a déclaré Azelma Sigaux.








