Manifestations du 31 octobre à Paris : les parcours de la CGT et des Gilets jaunes interdits par la préfecture de police

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Les parcours de cortège dans le centre de Paris déposés par la CGT et des Gilets jaunes pour la manifestation de samedi contre "la vie chère" ont été interdits vendredi par la préfecture de police, qui les autorise à défiler en périphérie entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton.
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La CGT avait fait une demande pour défiler "à partir de 14h au départ de la place de Bastille vers la place de la Nation par la rue de Lyon, l'avenue Daumesnil et le boulevard Picpus", selon l'arrêté de la préfecture de police publié vendredi.

De leur côté, les Gilets jaunes avaient déclaré une manifestation samedi de la place de la Bastille jusqu'à la place de la Concorde, face à l'Assemblée nationale.

Ces deux itinéraires sont incompatibles "avec les impératifs de l'ordre public" en raison de la présence "en nombre des commissariats de police, des agences bancaires, des commerces et des enseignes de restauration rapide" entre autres, est-il précisé.

Dans "un contexte social extrêmement tendu", et "afin de préserver la liberté de manifester dans le cadre de cette mobilisation sociale tout en prenant en compte les impératifs de l'ordre public et la nécessité de prévenir les débordements et les exactions", les parcours distincts déposés par la CGT et des Gilets jaunes doivent "converger" en un seul rassemblement, selon l'arrêté.

"La manifestation pourra se tenir de 12h à 18h de la porte de Bagnolet à la porte de Charenton, avec un départ du cortège à 14h par les boulevards des Maréchaux", est-il détaillé.

 "Référés libertés"

"La préfecture nous balade de parcours en parcours, suit des ordres hiérarchiques incompréhensibles qui (sont) de nous interdire de manifester en centre-ville", a dénoncé lors d'une conférence de presse Clara Privé, trésorière de l'Unef, accusant la préfecture de vouloir "museler la parole de la jeunesse" et annonçant vouloir "marcher sur Bastille-Nation" malgré l'interdiction.

"On assiste à une répression administrative insupportable", a estimé un représentant de l'Union étudiante. "On continuera dans la rue peu importe leurs manigances, leurs manoeuvres et on sera massivement dans la rue ce samedi, ce 5 novembre", a-t-il prévenu.

"On va attaquer en justice des aujourd'hui, on a des référés libertés qui sont en train de partir justement pour attaquer cette décision qui, pour nous, met en danger la sécurité", a indiqué Suzanne Nijdam, présidente de la Fage.

Concernant le parcours imposé par la préfecture de police, "on fera un choix en intersyndical, commun, parce que pour nous c'est très important aussi de rester unis dans le genre de moments qui deviennent juste très graves", a-t-elle ajouté.

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