Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé mardi Marine Le Pen, qui était accusée d'injure publique par une ancienne étudiante que la cheffe de file de l'extrême droite avait associée à l'"islam radical" du temps où elle était voilée.

"Si une telle pratique fait l'objet de débats dans notre société, associer une personne à la pratique rigoriste d'une religion ne revêt (...) pas un caractère injurieux", a statué le tribunal lors du délibéré en présence de la plaignante, aujourd'hui âgée de 30 ans, apparue en veste à carreaux et sans voile.
Marine Le Pen n'était pas présente devant la 17e chambre correctionnelle mardi après-midi car, coïncidence du calendrier judiciaire, démarrait au même moment son interrogatoire devant la cour d'appel sur l'île de la Cité, où elle est à nouveau jugée dans l'affaire des assistants d'eurodéputés FN, un procès dont l'issue sera décisive en vue d'une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027.








