Passage mouvementé de Sébastien Lecornu devant l'Assemblée nationale ce mardi 20 octobre

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a connu une séance de questions à l'Assemblée particulièrement tendue mardi, après les violences et pillages commis en marge des manifestations samedi.
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Sébastien Lecornu a dénoncé "la planification, en certains endroits, d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultragauche", dénonçant des "groupuscules factieux" qui voulaient "marcher sur l'Élysée, sur Matignon".

M. Lecornu a également démenti que la police puisse se livrer "à du renseignement politique", comme suggéré par le média en ligne Mediapart dans une enquête relayée par le parti de Jean-Luc Mélenchon. "C'est faux" et "il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions", a-t-il dit.

"Le retour à l'ordre est le préalable de tout", a plaidé le chef du gouvernement, en assurant que le dispositif policier pour les nouvelles manifestations prévues samedi serait "massif" après un dispositif "trop statique et pas assez mobile" le 17 octobre.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez s'est échauffé à plusieurs reprises, tandis que dans les rangs de LFI fusaient les mots "barbouze" ou "démission".

Vers une nterdictions de manifestations ?

Le patron de la place Beauvau a suggéré "de réfléchir à la possibilité d'interdire des manifestations qui ne seraient pas déclarées" et "qui seraient porteuses de trouble à l'ordre public", voire "d'interdire des manifestations qui seraient déclarées et dont l'organisateur ou le service d'ordre ne nous laisserait pas à penser que la manifestation ne va pas déraper".

Au chef de file des députés PS Boris Vallaud, qui demandait "une réponse politique" à la crise, M. Lecornu a assuré qu'il n'allait "pas parler que" de l'ordre public aux organisations syndicales qu'il doit rencontrer à Matignon mercredi matin.

Il a affirmé qu'il leur ferait "un point très précis" sur le budget, "la question du pouvoir d'achat" et les carburants, et qu'il leur parlerait du mouvement des lycéens, sans avancer de propositions concrètes.

Les réponses à la jeunesse allouée aux candidats à la présidentielle

M. Lecornu a invité les candidats à la présidentielle à "s'emparer" des revendications de la jeunesse pour lui apporter "une réponse en deux temps", avec "des mesures d'urgence pour les lycéens et les étudiants, et des mesures de moyen et long terme".

L'échange a été particulièrement vif avec la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot, qui lui demandait de "partir" et l'accusait de désigner LFI comme "responsable" des violences pour se "dédouaner de (son) bilan catastrophique".

Le Premier ministre lui a alors demandé de condamner l'incendie de la mairie de Limoges, et la députée LFI l'a accusé de n'avoir "pas eu un mot" pour les jeunes manifestants mutilés lors des manifestations.

"Vous avez effectivement choisi votre camp, madame la présidente Panot, c'est le camp de la honte et nous vous combattrons", a rétorqué le chef du gouvernement.

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