Mes Fanny Colin, Céline Lasek et Christophe Ingrain, dont le projet de dépôt de plainte avait été annoncé sur BFMTV, dénoncent notamment dans un communiqué transmis à l'AFP des propos "faussement attribués par Paris Match", dans son édition du 3 septembre, à leur client, accusé par de très nombreuses femmes de violences sexuelles.
Le chanteur de 67 ans, qui a renoncé à sa tournée et clame son innocence, est mis en examen dans quatre dossiers, notamment pour viol et tentative de viol.
"Il est fermement démenti que monsieur Bruel ait tenu les propos qui lui ont été faussement attribués par Paris Match, en particulier la phrase 'Ce ne sont pas 30 pleureuses qui vont foutre ma carrière en l'air', soulignent ses conseils, s'indignant contre des violations qui "portent une atteinte grave et irrémédiable à la sincérité et à la sérénité de la procédure".
Mis en examen dans quatre dossiers
Dans un article consacrée aux "vraies raisons" de l'annulation de la tournée du chanteur, l'hebdomadaire explique que le chanteur aurait fait cette confidence à des proches, mi-mai, deux mois après la publication d'une enquête de Mediapart, fondée sur le témoignage de huit femmes couvrant une période allant de 1991 à 2019.
A ce stade, Patrick Bruel a été mis en examen dans quatre dossiers, notamment pour viol et tentative de viol, et a été placé sous le statut, plus favorable, de témoin assisté dans quatre dossiers.
Il a annulé le 2 septembre la tournée qu'il devait entamer début octobre. Depuis plusieurs semaines, des responsables politiques, des élus et des associations féministes appelaient le chanteur à renoncer à se produire sur scène alors que des dizaines de femmes l'accusent désormais d'agressions sexuelles.
Une annulation devenue "une obligation" et qui fut un "soulagement", avait confié vendredi dans un entretien à l'AFP Karine Viseur, ex-attachée de presse belge qui accuse Patrick Bruel d'une tentative de viol en 2010 à Bruxelles, faits pour lesquels il est mis en examen.
Placé en garde à vue et mis en examen début juin, le chanteur n'avait pas été écroué et était astreint à un contrôle judiciaire qui ne lui interdisait pas de se produire sur scène.
Mi-septembre, la justice doit se prononcer sur les conditions de ce contrôle judiciaire. Un juge l'avait assoupli à la demande du chanteur pour l'autoriser à quitter le territoire français, une décision dont le parquet a fait appel.








