Périscolaire à Paris: un animateur relaxé d'agressions sexuelles par le tribunal correctionnel

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Un animateur d'une école parisienne poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs a été relaxé mardi par le tribunal correctionnel, qui a estimé que l'infraction n'était pas suffisamment caractérisée.
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Il s'agissait de la première affaire jugée depuis la multiplication des accusations de violences dans le périscolaire parisien: selon un bilan établi en avril, depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. 

Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a certes relevé un "comportement inapproprié" de la part du prévenu, mais également constaté que "les éléments fournis par l'enquête n'ont pas permis de démontrer le caractère humiliant et dégradant des gestes reprochés".

Les magistrats ont encore considéré que l'agent municipal "aurait dû faire l'objet de rappels à l'ordre" et d'une "formation", sans que ses agissements soient "constitutifs d'une infraction pénale".

Le tableau clinique psychologique des enfants qui se sont prévalus d'une agression peut "également résulter de la médiatisation" de l'affaire, ont également estimé les juges.

Une peine de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis

Lors de l'audience du 5 mai, qui s'était déroulée à huis clos, une peine de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis avait été requise par le procureur à l'encontre de l'animateur.

Selon l'accusation, Nicolas G., 47 ans, avait coutume de surnommer certains enfants "la plus belle", "mon cœur", "mon trésor", ainsi que de leur raconter des histoires de viol, de prendre l'une des élèves sur ses genoux ou de toucher la poitrine d'une autre. "Je te ferais des bisous partout si je pouvais", avait-il encore supposément lancé à l'une des fillettes, tel que les enfants l'avaient rapporté à leurs parents.

L'agent avait été suspendu en octobre 2024 et placé sous contrôle judiciaire.

"Caractère systémique"

Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire (PS), a déploré un caractère "systémique".

Face à l'ampleur du scandale, l'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo avait engagé à la mi-avril un plan d'action d'un coût de 20 millions d'euros pour le périscolaire, "priorité absolue" de son début de mandat.

Il prévoit une simplification de la chaîne de signalement avec une cellule d'écoute dédiée et promet une "transparence totale" aux familles ainsi qu'une professionnalisation d'une filière précarisée - la grande majorité des 14.000 animateurs parisiens sont vacataires.

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