.Le conducteur, un Russe d'origine tchétchène âgé de 26 ans, a été placé en détention provisoire, a précisé le procureur de la République de Caen, Joël Garrigue.
L'homme réside en France en situation régulière et n'a jamais été condamné, selon le parquet. Il n'est pas connu des services de renseignement et aucun élément de radicalisation ou de nature politique n'a été mis en évidence.
Joël Garrigue a exclu "l'hypothèse d'un acte terroriste". "Toutes les autres hypothèses sont actuellement explorées sans en privilégier ni en confirmer aucune", avait-il ajouté jeudi soir.
Le suspect a percuté une dizaine de jeunes hommes, de différentes nationalités, dont des Afghans, après une altercation.
La piste de "l'animosité entre communautés"
Selon les relevés et plusieurs témoignages recueillis, il n'a pas cherché à freiner ou à réaliser des manoeuvres d'évitement mais aurait, au contraire, "dévié sa trajectoire pour aller au contact des victimes et les percuter", selon Joël Garrigue.
Son geste "pourrait s'inscrire dans un contexte d'animosité entre les communautés tchétchène et afghane", avait estimé le procureur de Caen, tandis que le maire de la ville, Aristide Olivier, a évoqué la piste d'un "différend amoureux", sans plus de détails.
Le maire a affirmé qu'il n'y avait pas de lien entre ce drame et le narcotrafic qui a pu être signalé aux abords de la gare.
Les deux morts sont âgés de 28 et 35 ans, tous deux de nationalité afghane.
Les blessés, âgés de 17 à 36 ans, sont tous des hommes. Plusieurs souffrent de fractures des membres inférieurs.
Selon une source policière, parmi les victimes se trouvent des hommes de nationalités française, égyptienne, bangladaise et soudanaise.
Après son geste, l'automobiliste avait pris la fuite et a été interpellé à Ouistreham, une vingtaine de kilomètres plus loin, par des gendarmes.






