C’est le médecin de famille qui a donné l’alerte. Curieux de ne pas avoir de nouvelles de sa patiente, il a sollicité la police, qui est intervenue pour un contrôle.
En ouvrant chez Christopher Phillips, 60 ans, les autorités sont étonnées par son comportement. Il semble agité et répond très peu aux questions. La police finit par entrer et faire la macabre découverte : un congélateur trône dans le salon. À l’intérieur, la mère du mis en cause, Sylvia, décédée trois ans plus tôt.
Selon la BBC, l’homme a expliqué à la police qu’il avait fait cela car “il (ne) pouvait pas la voir partir” et “qu’il avait besoin de plus de temps” après sa mort. Propos appuyés par l’avocate de Christopher, qui le décrit comme un “homme vulnérable”. Il reconnaît les faits. Dans une vidéo partagée par la BBC lors de son arrestation, on l'aperçoit assis, les mains attachées dans le dos. Il semble serein, répond poliment aux questions des officiers de police et dit “comprendre” la situation.
Il lui parlait régulièrement
La BBC nous apprend qu’il a acheté le congélateur deux jours après le décès de sa mère pour la garder auprès de lui. “Il a expliqué qu’il lui parlait comme si elle était toujours en vie… Il s’asseyait à côté d’elle et lui parlait des émissions de télévision, des courses hippiques, comme ils l’avaient toujours fait”, a déclaré l’avocate.
Christopher Philipps a donc été inculpé pour ne pas avoir inhumé le corps de sa mère. Mais il a aussi été arrêté car il avait empoché les allocations de sa cette dernière, qui n’avait donc pas été déclarée comme morte auprès de l’administration. La BBC indique que le préjudice s’élève à une somme de plus de 78 000 livres, soit plus de 91 000 euros d’après Le Parisien, qui relaie cette affaire macabre.
Après cette découverte, une autopsie a eu lieu. Elle n’a pas permis de déterminer les causes du décès. Mais le médecin légiste précise que rien n'indique une mort dans des circonstances suspectes. Le corps était protégé d’une couverture d’après la BBC, agrémenté de fleurs ainsi que d’une carte signée du fils. Pour ces faits, Christopher Phillips écope d’une peine de deux ans et quatre mois de prison. Il n’a pas contesté cette peine.






