L'Agence mondiale antidopage (AMA) a manifesté son intention de se pencher sur ce sujet après que la presse allemande s'est fait l'écho d'une théorie selon laquelle des athlètes procèderaient à des injections d'acide hyaluronique pour épaissir leur sexe et ainsi modifier l'amplitude de leur combinaison, pour voler plus longtemps.
"Cela nous parait un peu absurde. C'est dommage de ne parler de saut à ski que lorsqu'il y a (un sujet de) triche. Il y a d'autres moyens de parler de saut à ski", a déploré Jules Chervet, lors d'un point presse des Bleus à Predazzo.
"Ce n'est pas la combinaison qui fait sauter"
Aucune preuve ne permet d'affirmer que des sauteurs à ski (FIS) ont eu recours à un élargissement du pénis pour améliorer leurs performances, a d'ailleurs affirmé vendredi la Fédération internationale de ski.
"Je suis aussi étonné que la FIS de voir ce truc... On ne peut pas tricher sur ça, entre les contrôles antidopage, le médecin... Et ce n'est pas la combinaison qui fait sauter, c'est surtout le saut", a renchéri le meilleur voltigeur français Valentin Foubert.
"Concrètement, c'est un peu une aberration", a abondé Etienne Gouy, le directeur des équipes de France de saut à ski et de combiné nordique.
Les épreuves de saut à ski des JO de Milan Cortina débutent en fin de journée à Predazzo (Trentin-Haut-Adige) avec le concours féminin sur tremplin normal.








