Un député belge commet pendant huit ans des infractions routières et n'est pas inquiété grâce à son immunité parlementaire

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Le député belge Alain Yzermans, élu depuis juin 2024, a été contrôlé le 17 octobre de la même année, à une vitesse de 91 km/h au lieu des 50 km/h autorisés. S'il dit s'excuser, il sort toutefois indemne de cette situation du fait de son immunité parlementaire.
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Le député belge Alain Yzermans (élu depuis juin 2024), a commis une centaine d’infractions routières en 8 ans, mais il n’a pas été inquiété par la justice grâce à son immunité parlementaire.

Si cette affaire est porté à la connaissance de tous, c'est parce qu'un cas d'excès de vitesse est remonté. Les faits se déroulent en octobre 2024, quatre mois après le début de son mandat de député flamand. Alain Yzermans roule sur la commune de Houthalen-Helchteren. Il est alors contrôlé à une vitesse de de 91 km/h au lieu des 50 km/h autorisés.

Six mois plus tard, cette affaire est portée devant le juge. Le député est condamné à un retrait de permis de 21 jours et une amende de 600 euros. La justice révèle alors qu’il avait déjà commis plus d’une “centaine d'infractions” en l’espace de huit ans, atteste le média belge HLN. `

Pas de "flagrant délit" reconnu dans cette affaire

Or, en Belgique, les députés bénéficient de l’immunité parlementaire sauf dans un cas précis : s’ils sont pris en flagrant délit. Une situation qui ne s’applique pas ici. Après une erreur de procédure, l’excès de vitesse jugé 6 mois après les faits n’était plus vraiment  considéré comme un “flagrant délit”. La condamnation a donc été annulée.

Le député s’est depuis exprimé sur Facebook.

Alain Yzermans dit entre autres dans son post : "J'ai eu tort et je le regrette sincèrement. (...) Une condamnation aurait été la seule issue appropriée dans cette affaire”. Il assure également dans son message qu’il suivra des cours de sécurité routière. 

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