Un ex-proviseur adjoint du lycée Bagatelle, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), a été mis en examen pour viol aggravé par personne ayant autorité sur une ancienne élève de 17 ans au moment des faits, ainsi que pour harcèlement scolaire sur une autre lycéenne, et placé sous contrôle judiciaire, en fin de semaine dernière, a précisé à l'AFP le procureur de la République, Christophe Amunzateguy.
Le suspect, âgé de 50 ans, est également soumis à une interdiction d'entrer en contact avec les deux plaignantes et d'exercer une activité avec des mineurs, a-t-il ajouté.
Le mis en cause a été suspendu de ses fonctions à la fin de l'année scolaire 2025 et une enquête a été ouverte, après un signalement par l'Éducation nationale suite aux confidences d'une élève de terminale, selon le rectorat de l'Académie de Toulouse.
Des vidéos retrouvées
Celle-ci avait fait part de messages "insistants" envoyés par le proviseur adjoint en 2025, tels que "Tu es jolie" ou "Tu seras une belle femme", a ajouté le procureur de Saint-Gaudens.
En septembre 2025, la compagne du suspect, qui était à sa recherche, s'était présentée à la police et avait révélé la présence de vidéos à caractère sexuel sur l'ordinateur de l'intéressé, où figure notamment l'une des jeunes filles du lycée Bagatelle, selon la même source.
Après des difficultés à être localisé, le quinquagénaire a finalement pu être interpellé dans les Hautes-Pyrénées jeudi dernier, son matériel informatique et téléphonique saisi.
Il a reconnu des rapports sexuels avec trois mineures, dont deux lorsqu'il était dans de précédents établissements scolaires, selon le procureur. Le rectorat a précisé qu'il était professeur dans l'académie de Paris avant septembre 2020, date à laquelle il a pris ses fonctions à Saint-Gaudens.
Il a admis des "rapports consentis" avec la jeune fille de Saint-Gaudens, parlant d'une "incompréhension" entre eux, a ajouté le magistrat, précisant que 12 à 17 rapports sexuels avaient été dénombrés entre 2021 et 2022.
Une expertise psychologique doit être conduite, en raison de l'"emprise" qu'a pu exercer le proviseur adjoint sur sa victime présumée.
Le rectorat a annoncé un accompagnement pour les familles, élèves et personnels de l'établissement.








