Rencontre avec Michael Dupouy, collectionneur d’art

Brut a rencontré Michael Dupouy lors de la foire Paris+ par Art Basel. L'acheteur d’art raconte les dessous de son métier.

“Collectionner des choses, ça me passionne depuis toujours”

“C’est comme si t’étais dans un magasin et que tu veux t’acheter des baskets et qu’à un moment, tu dis : ‘Waouh, je vais regarder.’” Michael Dupouy est collectionneur d’art contemporain. Il achète des oeuvres et “ loue mes yeux pour que mes amis et des amis éloignés puissent développer et construire des collections”, comme il le dit. “Aimer l’art contemporain, avant d’être collectionneur, c’est aussi se documenter, ouvrir des portes, aller dans des lieux qui, officiellement, des fois, me semblaient distants du monde dans lequel je venais”, explique-t-il. “Tu te rends compte que d’année après année, c’est un milieu dont les codes ont évolué. On n’est plus sur le cliché où les portes restent fermées à un cercle privé d’initiés.” A Paris Plus par Art Basel, Josèfa Ntjam rend hommage aux guerrières du Dahomey

Mais acheter une pièce pour sa propre collection, au-delà du prix, n’est pas si simple que cela. “Dans l’art contemporain, t’as deux solutions pour acheter ce que tu veux. Ou tu l’achètes au premier marché, donc tu dois ouvrir une discussion avec une galerie qui te fait confiance, qui va te laisser acheter la pièce. Et ce n'est pas une histoire que d’argent, c’est une histoire de réputation, c’est une histoire de qui tu es, pourquoi tu achètes. Et si tu n’es pas patient, si tu n’as pas envie d’attendre, si tu n’as pas envie de passer par le vrai premier marché, tu passes par la voie du second marché. Quand tu n’as pas la chance d’acheter la nouvelle Air Jordan Travis Scott sur Sneakers, tu l’achètes sur StockX pour quatre ou cinq fois plus cher parce que c’est ta seule solution et tu la veux vraiment”, compare le collectionneur. A Paris Plus par Art Basel, l’artiste Alicja Kwade expose place Vendôme

avatar
Brut.