3 moments qui ont changé la vie de Vincent Cassel

"Ça n'a rien à voir avec le succès de 'La Haine'. C'était, tout d'un coup, me sentir à ma place." Sa rencontre avec Mathieu Kassovitz, ses études de théâtre à New York, le cinéma dans le casino de son grand-père… Vincent Cassel raconte les moments qui ont changé sa vie.

Trois moments qui ont changé la vie de Vincent Cassel

L’acteur fétiche du cinéma français raconte son parcours à travers trois anecdotes qui ont marqué son enfance et sa vie de jeune adulte.

1. Le cinéma-théâtre de son grand-père

C'était un cinéma de quartier, d'été, en fait, comme on a pu voir dans les vieux films. C'est là que j'ai découvert Monty Python, Taxi Driver, Mean Streets, les Charlots, les films avec Edwige Fenech, Tintin, les films d'horreur un peu, les films de Dario Argento, tout ça. Mais en fait, je ne me rendais absolument pas compte de la chance que j'avais. Le porno, le soir, aussi !

En fait, je vivais dans un cinéma de quartier à Arcachon. J'ai vu beaucoup, beaucoup de films, et je n’étais absolument pas cinéphile. Je me suis créé énormément de références à ce moment-là, parce que j'allais tout voir de manière complètement innocente. Je ne savais pas ce qui était bien ou ce qui n’était pas bien. C’est seulement des années plus tard que je me suis rendu compte à quel point ça avait été important pour moi.

2. Sa rencontre avec Mathieu Kassovitz

Quand j'ai rencontré Mathieu Kassovitz, un peu avant Métisse, je suis tombé sur un mec de mon âge qui avait les mêmes références que moi et qui était en train d'apprendre en même temps que moi. Il y a un truc qui traîne dans le métier d'acteur quand on prend des cours de théâtre, c'est que les acteurs ne doivent pas se regarder parce que sinon, ils sont mauvais. Moi, j'avais cru ça comme un imbécile. Et lui m'a dit : "Viens voir, regarde ! Tac, tu bouges là !"

Tout d'un coup, j'ai commencé à entrevoir et à imaginer mon métier comme quelque chose à laquelle je pouvais participer de manière active. Voilà. Mais ça n'a rien à voir avec le succès de La Haine ou quoique ce soit. C'était, tout d'un coup, me sentir à ma place.

3. Ses études de théâtre à New York

L'Amérique, pour moi, c'était Spike Lee, c'était Mean Streets. Moi, mon fantasme, c'était le hip-hop. J'arrive, j'ai 16, 17 ans. New York, c’est les fat laces sur les baskets… C'est The Roxy, c'est Grandmaster Flash. C'est Delancey Street, c'est Biz Markie. C'est les cours de danse chez Steps. C'est les boîtes de nuit où j'allais bosser un petit peu plus tard. C'était ça ! C'était Alphabet City ! Moi, je me rappelle, j'avais 17 ans, j'allais en boîte, je tombais sur Andy Warhol, Basquiat, Mapplethorpe…

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Brut.