Dans les coulisses du tournage d'un clip de JuL

Son concert à venir au Stade Vélodrome, ses 19 albums en seulement 6 ans, ceux qui critiquent sa musique… JuL répond à Brut. Interview en Y.

Rencontre avec Jul

C’est un bosseur, un insomniaque et un blagueur : Brut s’est entretenu avec le rappeur Jul, l'artiste français le plus écouté de la décennie sur Spotify.

Ça fait 6 ans que je suis un peu connu… Avant ça, j'ai travaillé beaucoup chez moi, dans ma chambre. Le travail, c'est tout, en fait. Il faut jobber.

« L'ovni, il a des cernes ! »

La vérité : c'est une drogue. Ceux qui aiment leur travail, ils ne sentent plus la fatigue. Quand tu aimes ce que tu fais, c'est pas un travail. Après, tu sens la fatigue et tout… Je le sens au niveau des yeux, du bas du dos, de la tête, du cerveau… Il y a des petites douleurs. Tu le sens quand tu vas vieillir. Je suis devant l'ordi, comme ça, je vois rien avec les lentilles… L'ovni, il a des cernes !

J'ai fait plus de 2.000 sons, déjà. À chaque fois, je sors des albums de 20, 23, 24 chansons. Parfois, je sors des double-albums de 40 chansons. Je me dis que je vais garder ce rythme. Mais par exemple, là tu vois, je vais faire une petite pause, histoire qu'on écoute un peu tous les sons que j'ai pu sortir, qu’on ait le temps de déguster mes albums.

« Les critiques, ça me donne la force »

En plus, il y a le Vélodrome. Il faut tout mémoriser. Pendant trois, quatre mois, je vais à fond dans le concert. Franchement, je crois que ça va être le plus beau jour de ma vie, parce qu'en fait, il y a tout une histoire derrière le Vélodrome. Il faut savoir qu'avant la musique, quand y avait pas win dans le secteur, je faisais la sécu au stade Vélodrome. Il y a une histoire avec le Vélodrome.

Les critiques, ça me donne la force. On dit que je mets que l’auto-tune, que je casse les oreilles. Mais au final, je peux dire merci aux critiques, parce qu’elles parlent de moi ! Continuez, vous me faites plaisir. Je rigole quand je vois vos com'. Quant à ceux qui sont avec moi… qu’ils ne me lâchent pas ! Parce que moi, je ne les lâcherai pas non plus.

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Brut.