En enregistrement avec Molécule, musicien électronique

Il part enregistrer les bruits naturels comme celui d’une tempête pour composer ses albums. Brut a rencontré l’artiste français Molécule.

“L’écoute, c’est devenu un élément… C’est presque un sujet militant pour moi”

Brut a suivi le musicien français Molécule au studio Motorbass, “un lieu mythique de la musique électronique”. “Ici, c’est la cabine où il y a la table de mixage, c’est vraiment le cerveau du studio avec tous les périphériques. Et c’est là qu’on mixe, qu’on crée, qu’on travaille sur le son. Et puis, juste à côté, y a la pièce de prise d’instruments, y a des synthétiseurs assez mythiques qui sont là et le fait de travailler ici, ça nous donne aussi accès à tous ces instruments assez exceptionnels”. Expédition dans l’Océan Atlantique, au Groenland ou encore, enregistrement des bruits des vagues à Nazaré au Portugal, l’artiste s’est fait connaître en utilisant des sons naturels pour composer ses albums. Chant des baleines, canette décapsulée, sons sur Mars… Molécule anime Bru(i)t, le nouveau podcast original de Brut, dans lequel il décortique et analyse les sons. Un jour avec Hervé

“L’idée à chaque fois sur mes projets, c’est d’aller dans des endroits où la nature est dominante, où les éléments s’expriment dans toute leur puissance et leur beauté. L’objectif dans ces aventures sonores, c’est de se mettre au diapason avec ce que je vis et que tout se fasse le plus naturellement possible. Je ne pars pas pour être plus inspiré, je pars parce que déjà j’ai envie de vivre ma vie comme ça, j’aime me sentir vivant. Et quand je pars, c’est une solitude que je chéris aussi parce que je me mets dans une bulle et je pars un peu comme en mission. L’écoute, c’est devenu un élément… C’est presque un sujet militant pour moi, d’ailleurs, de rendre à l’écoute sa juste place”. En studio avec Thylacine

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Brut.