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Une vie : Spike Lee

Il est le premier cinéaste noir à présider le jury du Festival de Cannes. Voici l'histoire du réalisateur Spike Lee, qui se bat depuis plus de 30 ans pour plus de diversité au cinéma.

Une vie : Spike Lee

Il est le premier cinéaste noir à présider le jury du Festival de Cannes. Voici l'histoire du réalisateur Spike Lee, qui se bat depuis plus de 30 ans pour plus de diversité au cinéma.

"On me regardait comme si j’étais uniquement là pour remplir un quota ! "

Spike Lee naît en 1957 à Atlanta. Spike est le surnom que lui donne sa mère. Dès son plus jeune âge, sa mère professeure l’initie à l’art et à la littérature africaine-américaine. À 25 ans, il entre à l’école de cinéma de l’Université de New York grâce à l’argent économisé par sa grand-mère. À 29 ans, son premier long métrage "Nola Darling n’en fait qu’à sa tête" remporte le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes. À 32 ans, son troisième long métrage "Do the Right Thing" met en scène les violences policières contre la communauté noire dans le New York des années 80. À 35 ans, il sort un biopic de l’activiste controversé Malcolm X.

Une carrière marquée par son combat contre les discriminations

En 1993, il épouse la productrice engagée pour les droits des femmes Tonya Lewis. Ensemble, ils auront deux enfants. En 2006, il réalise un documentaire dans les ruines de la Nouvelle-Orléans après le passage de l’ouragan Katrina. En 2015, il organise à New York une marche contre les armes à feu, qu’il combat depuis de nombreuses années. À 58 ans, il refuse de se rendre à la cérémonie des Oscars pour protester contre l’absence de réalisateurs et d’acteurs noirs dans les nominations. Il milite également pour l’instauration de quotas. En 2018, dans son film "BlacKkKlansman", il raconte l’histoire vraie d’un policier noir infiltré dans le Ku Klux Klan.

Il remporte avec ce film le Grand Prix du Festival de Cannes et son premier Oscar pour le Meilleur scénario adapté. En juin 2020, il livre à Brut son point de vue sur les manifestations qui ont suivi la mort de George Floyd.

07/07/2021 06:27
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2 commentaires

  • Yann Jacques
    15/07/2021 00:29

    Je pense que dans le fond il a raison, toutes les personnes différentes sont jugée, mise à l'écart et souvent ne sont pas respectée. Cela ne concerne pas que les personnes noires, cela concerne aussi les personnes handicapées, en particulier les handicap invisible, les mendiant ou toutes personnes dans le besoin et cela sans distinction de couleur ou de religion et ce aussi dans n'importe quel pays.

  • Malick M.
    10/07/2021 07:03

    Un Grand Mr💪🤝 Mes sincères respects pour lui🙌

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