C'est quoi l'automédication ?

Se soigner seul avec des médicaments sans ordonnance, ça s’appelle l’automédication. 8 Français sur 10 y ont recours, mais ce n’est pas sans risque…

C’est quoi, l’automédication ?

En cette période de Covid-19, beaucoup sont tentés de se soigner eux-mêmes… Mais attention, il y a des contre-indications !

Vous vous sentez un peu malade, mais à cause du Covid-19, vous préférez ne pas aller chez le médecin pour ne pas augmenter sa charge de travail ? Comme 8 Français sur 10, vous pratiquez peut-être l'automédication. Ce terme désigne tous les médicaments qui ne sont pas prescrits, donc sans ordonnance.

4.000 médicaments sans ordonnance

En France, il existe 4.000 médicaments sans ordonnance. Éviter de passer chez le médecin pour un mal de gorge ou un mal de ventre est d’ailleurs encouragé par les pouvoirs publics et par l'Union européenne.

L'automédication permet des économies sur le système de santé, mais aussi de pallier la pénurie de médecins dans les déserts médicaux. Elle offre également des recettes importantes au secteur pharmaceutique. Ce marché s'élève en effet à 2,2 milliards d'euros.

50 % des médicaments sans ordonnance n'ont jamais démontré leur efficacité

Mais attention : l’automédication n’est pas un remède miracle. Selon 60 millions de consommateurs, 50 % des médicaments sans ordonnance n'ont jamais démontré leur efficacité. « Il faut savoir qu'il n'y a aucun médicament qui soit réellement efficace contre les maux de gorge », rappelle Jean-Paul Giroud Pharmacologue des maux de gorge. Pire : certains médicaments comportent des risques d’accidents cardio-vasculaires ou de troubles neurologiques.

« On a tendance à oublier que ces médicaments-là restent des médicaments », déplore Pascal Louis, président du Collectif des groupements de pharmaciens d'officine (CNGPO). Il poursuit : « Ils ont des effets bénéfiques, mais aussi des effets délétères s'ils sont mal pris parce qu'on n’ aura pas tenu compte de la posologie par rapport à l'âge, parce qu'on n’aura pas tenu compte des effets secondaires par rapport à un autre médicament. »

Depuis décembre 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament a interdit les publicités pour les médicaments anti-rhume En cause : un « risque d'effets indésirables graves ».

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Brut.