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Claire Touzard raconte comment elle a décidé d'arrêter de boire

Depuis ses 16 ans, l'alcool était pour elle quelque chose de festif. À 37 ans, elle a réalisé qu'elle était alcoolique. Autrice du livre "Sans alcool", Claire Touzard, raconte.

Claire Touzard raconte comme elle a décidé d'arrêter de boire

Claire Touzard est l’auteur du livre “ Sans alcool”, dans lequel elle raconte comment elle est sortie de l’alcoolisme à 37 ans. Rencontre.

Une fausse sensation de puissance

Il m’est arrivé tellement de situations assez graves à cause de l’alcool” déplore Claire Touzard.

Elle évoque la fausse sensation de pouvoir provoquée par l’alcool : “J’avais l’impression que ça faisait partie d’un personnage de super-héroïne (…) Mais en fait, le soir, souvent, je pleurais, le lendemain j’étais fragile.

Après avoir consommé de l’alcool dans un cadre social, Claire Touzard se met à consommer seule, chez elle. “Ça n’avait plus rien du tout de flamboyant, ni de chic, là je me suis vraiment rendue compte qu’il y avait un problème”, raconte la jeune femme.

Claire Touzard considère qu'il n'existe pas "des" alcoolismes. "Il n’y a pas des gens qui boivent juste parce qu’ils sont bons vivants et flamboyants et puis il y a les autres qui sont des alcoolos", explique-t-elle.

"J'ai bu pour détruire qui j'étais, pour détruire cette féminité"

Claire Touzard lie ce problème d’alcoolisme à un mal-être intime, une négation de sa propre féminité : "J’avais envie d’être sans genre, j’ai bu un peu pour détruire qui j’étais, pour détruire cette féminité-là."

Elle considère que l’alcool peut être un réaction à une société oppressante pour les femmes : “Pendant longtemps et surtout avant le #MeToo, au lieu de blâmer le système oppressif, elles se blâmaient elles-mêmes. Et l’alcool faisait partie des mauvais médicaments qu’elles utilisaient.

Elle insiste sur le nécéssité de présenter de nouveaux modèles de femmes subversives et fortes, qui n'ont pas besoin d'alcool pour exister. “C’est une norme qu’il faut déconstruire”, affirme-t-elle.

08/01/2021 17:24
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343 commentaires

  • Ramdane B.
    10 heures

    Temoignage tres courageux, quand il y a bonne volonte on peut tout faire, bonne journee, bon courage .

  • Rachèle P.
    3 jours

    ....

  • Samy A.
    4 jours

    elle continue les touz ou pas par contre??!!!!

  • Jacques L.
    4 jours

    La vie sans alcool et plus folles....avec c'est l'aliénation garanti...alors prier pour ne jamais plier...

  • Pauline G.
    4 jours

    J’ai l’impression que tout est mal perçu dorénavant dans ce monde hygiéniste: la clope, le ptit verre de vin, le ptit bout de frometon qui va avec (trop gras), les cacahuetes (trop salé) etc etc. « Manger 5 fruits et légumes par jour » « ne pas manger trop gras, trop sucré, trop salé », « l’abus d’alcool est mauvais pour la santé » etc etc. Les gens ne sont pas stupides, on le sait: l’excès n’est pas bon pour la santé, mais foutez la paix à ceux qui y vont quand même, et arrêtons d’infantiliser tout le monde. Attention je n’ai rien contre les personnes qui ont un mode de vie super sain et healthy, juste, parfois j’ai l’impression que certains aimeraient un peu trop imposer ce mode de vie à tout le monde..

  • Nathalie H.
    6 jours

    Allons donc, tout ça pour passer un message féministe à la ficelle est énorme

  • Godfryd N.
    7 jours

    L'alcool est inscrit dans la société, c'est une norme, une habitude. Comme toute personne différente du commun des mortels, si on ne boit pas, on est un OVNI. Pour ma part, je ne bois pas, je ne fume pas et je ne me drogue pas. Je mange des remarques à longueur de journées. Comme si le monde ne savait pas s'amuser ou tourner sans boire ou utiliser tous ces artifices. Comme si c'était moi le problème alors que c'est plutôt l'inverse.. Après chacun est libre de faire ce qu'il veut. Mais pour moi ceux qui cèdent a tout cela, sont des faible d'esprit qui se plient au reste du monde pour rentrer dans la case de la "normalité".

  • Loïc L.
    15/01/2021 13:27

    À la tienne ! Génération réveil sur les quais de Bordeaux !

  • Antonio M.
    14/01/2021 22:39

    ta femme

  • Clotilde C.
    13/01/2021 20:08

    ... Écoute... Médite... Es tu sur la bonne voie ??? 😏 ❤️

  • Raphael I.
    13/01/2021 19:09

    Nom de famille à l’image de ses pratiques ?

  • El C.
    13/01/2021 14:24

    Bah voilà pkoi je ne boit pas d alcool depuis 22 ans j'ai vu les ravages que ça fait

  • Brice S.
    12/01/2021 22:47

    bellec

  • Jekill H.
    12/01/2021 21:16

    Bof...pas convaincu...l impression qu on essaye de vendre...de vendre un livre à un public féminin...

  • Francoise F.
    12/01/2021 20:09

    Surtout zéro alcool pour la future maman. C’est l’enfant qui trinque toute sa vie pensez à eux.... le SAF, syndrome d’alcoolisation fœtale, Première cause de handicap mental évitable.

  • Nicolas M.
    12/01/2021 20:05

    Moi ça fait 9 ans aujourd'hui que je sobre comme un chameau. Même pas un mon chéri ni une tourtel. J'ai quand même fait une cure de désintox. Mais le jour où je suis sorti de cette cure je n'ai jamais retouché une goutte. Pourtant en ce moment je vis des moments difficiles dans ma vie privée. Un divorce pour tout dire dont je m'attendais pas du tout et que j'ai du mal à accuser le coup après 14 ans mais non je suis au coca zéro pourtant je pourrais être tenté pour noyer mon chagrin mais je ne le fais pas. Bravo à vous en tout cas. Nico

  • Stan B.
    12/01/2021 20:03

    Avec l'alcool, même si y a cool dedans, c'est pas si cool que ça. Le plus difficile, c'est dans un premier temps, de reconnaître qu'on a un problème, qu'on est alcoolique quoi. Autrefois j'étais un vrai pilier de comptoir, (pendant une quarantaine d'années) et puis un jour, j'ai décidé, sur un coup de tête, de reprendre en main mon destin. Je ne voulais plus que ma vie tourne autour de la bibine et que ce soit l'alcool qui décide à ma place. J'ai décidé de reprendre les rênes de mon existence et j'ai fait l'erreur de stopper pratiquement net ma consommation d'alcool, ce qui m'a amené aux urgences. Or, le médecin qui m'a pris en charge après mon hospitalisation m'a bien expliqué que je m'étais mis en danger et qu'il ne faut jamais stopper net. Il faut un sevrage médicalisé. J'aurai pu avoir un arrêt cardiaque, une embolie, etc... Que des choses réjouissantes. Cela fait huit ans que je n'ai pas absorbé une seule goutte d'alcool et je confirme que d'être un ivrogne, ça fout la vie en l'air. Je suis passé pas loin de la mort, (ça motive aussi pour arrêter ça). Je suis resté deux ans sans marcher à cause d'une polyradiculonévrite provoquée pas l'absorption d'alcool en trop grande quantité et depuis trop longtemps. Ça a brûlé la "Myéline" autour des nerfs de mes jambes. Je me redéplace maintenant mais je ne pourrais pas faire de vélo avec mes petits enfants ou aller à la pêche avec eux, je ne remarcherai jamais plus comme avant. Par la force des choses, j'ai radicalement changé de style de vie, je m'en porte très bien si on met de côté les douleurs permanentes. Je vais parfois de nouveau au bar pour boire un vrai café et ne suis pas tenté de reboire, au grand étonnement de ceux que j'appelais "collègues" et que je croyais "amis pour la vie » (juste une vision d'alcoolos quoi), eh ben "ami pour la vie" c'est du bidon dès que t'arrêtes de picoler... Très peu sont venus me voir ou prendre des nouvelles quand je ne pouvais plus aller au bar, mais ça m'empêche pas de dormir, bien au contraire, ça a fait un tri naturel dans mes fréquentations. Vous qui tentez d'arrêter la tise, je ne peux pas être de bon conseil, car pour mon cas, je suis resté 5 semaines sous perf à l'hosto, donc ce n'était pas une question de volonté mais une obligation et même si au départ c'était mon intention, ça m'a facilité la chose. Arrivé à ce stade, pas de clope non plus, ou très peu, c'est lié avec l'alcool, et surtout plus un verre à se mettre sous la dent. Au bout des 5 semaines, l'addictologue m'a dit que mes cellules étaient sevrées et que dorénavant c'est moi qui devais décider ou, de continuer à boire, en sachant que je venais de passer à côté d'un logement en sapin ou bien de ne plus reprendre le moindre verre et essayer de m'en sortir sans trop de bobos. J'ai opté pour la deux. On peut prendre l'apéro autour de moi, ça ne me gêne pas, je me prends un soda et ça fait la rue Michel. Je ne suis pas du tout tenté de boire un verre. J'en suis même arrivé à me dégouter de l'alcool, c'est dire... Pour ce qui est de la clope, c'est presque pareil, c'est à cause de la maladie que j'ai stoppé en avril 2019. Mais encore une fois "limite". Je souffre maintenant, en plus de ma neuropathie, d'une B.P.C.O à cause de 40 ans de tabagisme. Eh oui, je sais , je cumule les mandats. J'ai stoppé net la clope un soir où je ne pouvais plus reprendre mon souffle, on ne parlait pas encore du covid. J'ai eu peu d'y rester, alors j'ai écrasé ma clope en me disant qu'elle finirait par me tuer. Et depuis je n'en n'ai jamais retouché une. Maintenant, je n'arrive pas à imaginer faire rentrer autre chose que de l'oxygène dans mes poumons. Imaginer que de la fumée puisse rentrer dedans me rend malade, mais on peut fumer à côté de moi, ça ne me gêne pas si ce n'est que maintenant je plains les fumeurs de mon entourage. P.S. (Tout ceci, non pour faire la morale, mais juste un témoignage et excusez pour la longueur).

  • Naïs A.
    12/01/2021 19:21

    ça risque d’être la même révélation à cette allure

  • Roméo G.
    12/01/2021 18:09

    c'est toi 🤣

  • Jacques L.
    12/01/2021 17:33

    Déjà à la regarder parer on dirait qu’elle est sous coke

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