À Beyrouth, ils se mobilisent pour reconstruire les logements

À Beyrouth, dans un quartier ravagé par l'explosion du 4 août, des centaines de jeunes bénévoles se mobilisent pour reconstruire les murs des habitants les plus fragiles.

Beyrouth : solidaires, ils reconstruisent les logements détruits

Plusieurs semaines après l’explosion de Beyrouth, un vent de solidarité souffle sur la ville. De jeunes bénévoles libanais travaillent à la reconstruction d’un quartier pauvre ravagé par les flammes.

Ces bénévoles sont issus de l’ONG Offre Joie. Leur objectif ? Reconstruire des murs afin d’y abriter les habitants les plus fragilisés. « On n’est pas intéressés juste par reconstruire des murs ou reconstruire des fenêtres. Aujourd’hui, le travail qu’on est en train de faire, c’est d’essayer de rendre leur dignité aux familles qui habitent dans la région », explique l’une des bénévoles.

L’un des quartiers les plus démolis

Le chantier sur lequel les bénévoles travaillent actuellement se situe dans le quartier de Karantina. Cet ancien bidonville est seulement à quelques pas du port, lieu où l’explosion s’est déclenchée. Pour cette raison, il fait partie des quartiers les plus touchés et détruits par la catastrophe.

L’impressionnante explosion de Beyrouth a causé près de 200 décès et 6.500 blessés. Anouna, habitante du quartier, en fait partie. Elle se dit « fière et chanceuse » d’être encore en vie. Toutefois, comme elle, plus de 300.000 personnes se retrouvent sans logement.

Les professionnels du bâtiment apportent leur aide

Si les bénévoles peuvent s’improviser ouvriers du bâtiment, c’est grâce à la supervision de véritables professionnels qui œuvrent sur les lieux. Sur place, on retrouve des maçons ou des menuisiers. Tous sont venus prêter main forte aux familles qui se retrouvent sans toit. Certains font même plusieurs heures de routes pour se rendre sur le chantier.

«  On a essayé de s’orienter vers les quartiers un peu moins connus, difficiles d’accès. Et c’est ce qui nous a amenés ici. On a décidé de tout reconstruire et de tout rétablir, même mieux qu'avant, avant l’explosion », précise un volontaire.

Reconstruction physique et morale

Le travail des volontaires ne s’arrête pas à la réédification des bâtiments : « On s’occupe aussi des enfants ici », raconte l’un des professionnels sur place. En plus de reconstruire les logements des habitants de Beyrouth, les bénévoles souhaitent également garder un lien social avec les rescapés de l’explosion.

« On essaie de gagner la confiance des ces gens, vu qu’ils ont perdu confiance en beaucoup de chose dans ce pays », constate tristement un bénévole.

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Brut.
16 septembre 2020 17:35