3 conséquences des incendies en Amérique du Sud

La forêt amazonienne brûle. Et c'est de nombreux peuples, espèces animales et végétales qui sont directement touchés. Voilà 3 conséquences de ces incendies.

3 conséquences des incendies en Amérique du Sud

De nombreux peuples, espèces animales et végétales sont directement touchés par les incendies. Voici 3 conséquences des feux qui ravagent la forêt amazonienne.

1. Sur les peuples autochtones

La forêt amazonienne abrite environ 400 tribus autochtones, ce qui représente près d’un million de personnes. Entre le 1er janvier et le 24 août 2019, 41 858 incendies ont été recensés dans la forêt amazonienne. Les peuples qui y vivent dépendent de ses ressources pour s'abriter, se nourrir et travailler.

Les dommages que pourrait causer le feu à ce mode de vie ont poussé plusieurs organismes à souligner la gravité de la situation. En Bolivie, au moins 950 000 hectares de forêt ont brûlé lors des incendies d'août 2019, affectant 1 871 familles dans 11 communes et 35 communautés autochtones.

2. Sur la biodiversité

Dans la forêt amazonienne, on trouve entre 50 et 70 % de la biodiversité mondiale. Avec ces incendies, un nombre incalculable d'arbres, de plantes et d'animaux sont menacés ou déjà morts. Au Brésil, 63% de la surface du parc d'Ilha Grande a brûlé, mettant en péril les espèces qui y vivent. Cela touche les oiseaux, les mammifères, mais aussi les insectes, dont bon nombre ne pourra pas fuir le feu.

Du côté des plantes, on dénombre environ 40 000 espèces dans la forêt amazonienne. « Il a fallu des millénaires pour construire cet écosystème et il faudra des siècles avant qu'il se reconstruise » a alerté Pierre Cannet, responsable climat au WWF France.

3. Sur le réchauffement climatique

La forêt amazonienne est connue comme étant un important « puits de carbone ». C'est-à-dire que ses arbres capturent et stockent une grande quantité du CO2 présent dans l’air. Or, le CO2 est un gaz à effet de serre qui participe au réchauffement climatique. On estime ainsi que la forêt amazonienne emmagasine chaque année entre 90 et 140 milliards de tonnes de CO2.

À l'inverse, une forêt qui brûle rejette d'importantes quantités du CO2 qu'elle stockait. Au 24 août 2019, les incendies de la forêt amazonienne avaient déjà émis avaient déjà émis 228 millions de tonnes de CO2. Les scientifiques s’attendent déjà à ce que les incendies de 2019 entraînent une saison sèche plus longue, en réduisant les précipitations en Amérique du Sud.

L'impact sur le climat mondial est plus difficile à déterminer, mais on craint que la perte de couverture forestière puisse avoir aussi des conséquences sur le long terme. « Dans le monde, environ 10-15% des émissions de CO proviennent de la déforestation. Si elle augmente au Brésil, cela va empirer le réchauffement climatique. C'est un gros problème pour le monde entier » conclut le Dr. Jonathan Foley, scientifique environnemental.

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Brut.
28 août 2019 12:37