Affaire du siècle : l'État français condamné pour "carence fautive"

L'État français condamné à verser 1€ symbolique pour "carence fautive" dans la lutte contre le changement climatique... Voici L'Affaire du Siècle, une histoire de mobilisation citoyenne.

L’État français face à l’Affaire du siècle : la décision du tribunal

Fin 2018, des associations de protection de l’environnement ainsi que des personnalités médiatiques décident d’attaquer l’État en justice pour inaction face au dérèglement climatique. Nous sommes en 2021, voici la décision du tribunal qui vient d’être rendue.

L’histoire de l’Affaire du siècle

Le 17 décembre 2018, 4 associations françaises, soutenues par plusieurs artistes et youtubeurs, lancent “l’Affaire du siècle”. Elles donnent 2 mois à l’État pour renforcer ses actions contre le dérèglement climatique, faute de quoi elles menacent de le poursuivre devant un tribunal. En 36 heures, la pétition dépasse 1 million de signatures. En 1 mois, la pétition dépasse 2 millions de signatures.

Cela ne suffit pas à convaincre les associations : le 14 mars 2019, elles déposent leur recours devant le tribunal administratif de Paris. 2 jours plus tard, pour appuyer cette demande, la "Marche du siècle" rassemble des centaines de milliers de personnes à travers la France. L'Affaire du siècle s’inspire notamment d’un précédent aux Pays-Bas en 2015, où la justice a ordonné à l'État de réduire davantage ses émissions de gaz à effet de serre.

Jeudi 14 janvier 2021, alors que l’Affaire du siècle a finalement recueilli 2,3 millions de signatures, l’audience se tient à Paris.

La décision rendue

Le tribunal administratif condamne l’État à un euro symbolique et se donne deux mois pour statuer sur l’aggravation du préjudice écologique.

Ce n’est pas la fin de la lutte contre le réchauffement climatique. Il va falloir poursuivre ce combat-là. Il va falloir continuer à se mobiliser pour faire en sorte qu'enfin, l’État mette en place des mesures, mette en oeuvre des actions suffisamment à la hauteur de cet enjeu", explique Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace.

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Brut.
3 février 2021 11:50