Cette usine à Copenhague transforme les déchets en énergie

Skier sur le toit d'une usine qui transforme les déchets en énergie. C'est le projet Copenhill qui ouvrira fin 2019 à Copenhague.

Cette usine à Copenhague transforme les déchets en énergie

Skier sur le toit d'une usine qui transforme les déchets en énergie. C'est le projet Copenhill qui ouvrira fin 2019 à Copenhague.

À Copenhague, une piste de ski un peu spéciale est en train de voir le jour. Baptisée Amager Bakke ou Copenhill, cette piste de ski se situe sur le toit d'une usine transformant les déchets en énergie. Ici, pas de neige, mais des tapis en plastique. Les visiteurs pourront ainsi être accueillis 365 jours par an. En plus du ski, il sera également possible de faire de la randonnée ou de l’escalade le long de la façade de plus de 80 mètres de haut.

Le but de ce projet : que les visiteurs se posent des questions sur l’usine et que les employés puissent parler de leur travail avec eux, mais aussi sensibiliser à l'économie circulaire, la production d'énergie plus verte, etc.

L’usine ARC transforme les déchets ménagers de Copenhague en énergie redistribuée à la ville. L’usine est divisée en deux zones. Chacune d’elles traite 35 tonnes de déchets par heure, soit une capacité totale de 70 tonnes par heure. ARC s’occupe également du nettoyage des gaz combustibles.

Lorsque les déchets arrivent à l’usine, ils sont versés dans des fours. Les fours font ensuite bouillir de l'eau qui produit de la vapeur. La vapeur fait tourner une turbine pour produire de l’électricité. Cette vapeur permet aussi de chauffer de l'eau dans des tuyaux, pour que cette eau aille dans le système de chauffage urbain et puisse être utilisée par les citoyens. L’usine couvre les besoins annuels en chauffage urbain d’environ 150 000 foyers et les besoins annuels en électricité d'environ 60 000 à 70 000 foyers. Et tout cela à partir de déchets.

Dans le traitement des déchets, les autres options sont de les exporter ou de les enfouir dans des décharges. Mais selon l’entreprise, cela « ne fait que repousser le problème aux générations futures » et lorsque les déchets pourrissent dans une décharge, ils produisent du méthane, un gaz à effet de serre plus de 20 fois plus puissant que le CO2.

La fumée qui s’évacue de la cheminée est principalement constituée de vapeur d’eau et de CO2. Mais l’usine ARC assure émettre « bien en dessous du seuil autorisé par la loi ».

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Brut.
14 juillet 2019 06:38