Comment Jane Goodall a changé la façon dont l'homme voit les animaux

"La principale chose que l’on retient quand on a vécu avec les chimpanzés aussi longtemps, c’est à quel point ils nous ressemblent" Jane Goodall a consacré toute sa vie à l’observation des chimpanzés. Et voici comment son travail a changé la façon dont l'homme voit les animaux.

Jane Goodall veut faire évoluer notre rapport à l’animal

Depuis 1960, elle observe des chimpanzés dans leur environnement naturel. Elle a aujourd’hui 86 ans et se bat pour changer notre perception des animaux. Rencontre.

La ressemblance entre l’Homme et l’animal

La spécialiste s’intéresse à la communication non verbale chez les animaux. Relations parents-enfants, agressivité et douceur… les chimpanzés ont des comportements très proches de l’Homme. “Comme nous, ils peuvent être violents et même engagés dans une sorte de guerre primitive. Ils peuvent s'entre-tuer. Mais en même temps, tout comme nous, ils peuvent être aimants, gentils et vraiment altruistes”, observe-t-elle.

La scientifique évoque la sensibilité des animaux : “Nous n'étions pas, contrairement à ce qui était dit, les seuls êtres sur la planète avec des personnalités, des esprits et des émotions.” Elle ajoute : “Les scientifiques ont dû reconnaître que nous n’étions pas si séparés du reste du monde animal.

Le combat de Jane Goodall pour les animaux

L’institut Jane Goodall est engagé dans la cause animalière et tente de faire évoluer les mentalités. “Il y a cette ancienne règle d'or, qui s'applique à toutes les religions majeures, de traiter les autres comme vous voudriez qu'ils vous traitent. Une fois que vous réalisez qu'un animal ressent la douleur et qu’il est un individu, vous devez réfléchir à comment vous en occuper”, explique-t-elle.

En 2050, on estime que la population mondiale atteindra 10 milliards d’individus. Jane Goodall s’inquiète des conséquences si l’Homme ne parvient pas à diminuer son impact sur le monde vivant : “Cela bouleversera toute la vie sur la planète et entraînera probablement l'extinction de la plupart des espèces, y compris nous, parce que nous faisons partie de ce monde naturel. On ne peut pas vivre sans lui. Nous en dépendons.

Elle appelle enfin à une utilisation plus responsable des ressources : “Si nous utilisons la nature plus vite que la nature ne peut se régénérer, le moment arrive où il ne reste plus rien. Nous devons donc trouver un équilibre.

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Brut.