Gestes écocitoyens : partir en vacances de manière écoresponsable

Traverser le "Canada" en canoë à 90 minutes de Paris ou dormir dans un hôtel écolo... Julien Vidal de Ca Commence Par Moi nous explique comment devenir des voyageurs plus écoresponsables. Épisode 9 de notre série sur les gestes éco-citoyens.

Comment partir en vacances de manière écoresponsable

Traverser le « Canada » en canoë à 90 minutes de Paris ou dormir dans un hôtel écolo… Julien Vidal nous explique comment devenir des voyageurs plus écoresponsables.

Chaque année, le tourisme émet 8 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Pourtant, il existe des moyens d’être un voyageur écoresponsable ! Julien Vidal, auteur du livre Ça commence par moi, nous explique comment.

« Quand on parle de pollution dans le tourisme, on pense tout de suite aux transports, et tout particulièrement à l’avion », note Julien Vidal. Et pour cause : un aller-retour Paris-New York émet autant de CO2 que la consommation d'un Français en chauffage à l'année. La solution la plus simple pour moins polluer est donc de prendre le train, qui émet jusqu'à 50 fois moins de CO2.

Pensez aux micro-aventures !

Vous pouvez aussi privilégier les destinations proches de chez vous. C'est ce que prône Ferdinand Martinet, cofondateur de Chilowe, un mouvement qui prône la « micro-aventure ». « Il existe en France plein d'endroits complètement dingues. Le Mercantour, le Vercors l'hiver en skis de rando ou en raquettes, le chemin de Stevenson avec un âne », énumère Ferdinand Martinet.

Pour lui, « le voyage, c’est pas la destination, c'est le fait d'y aller, c'est le fait d'être en marche. L'objectif, c'est le moment présent ». Derrière la micro-aventure, il y a « cette idée de re-comprendre la nature ». Avec Chilowé, Ferdinand Martinet espère inciter les citadins à passer plus de temps dans la nature pour leur donner envie de la protéger.

Privilégiez les hôtels écolos

Quand on parle de voyages écoresponsables, on pense aussi, souvent, aux expériences en pleine nature. Néanmoins, il existe d’autres moyens de réduire son empreinte écologique dans les grands centres urbains comme Paris. La preuve par Francois Laval, responsable du Solar Hôtel, un hôtel écologique engagé depuis une dizaine d’années dans le développement durable.

Sa façade du est couverte de panneaux solaires qui permettent de l'alimenter en électricité, avec la petite cour intérieure. Toutes les fournitures des chambres du Solar Hôtel sont recyclées et entretenues depuis 1992. Elles ne sont changées que lorsqu’elles sont cassées.

Pour l’entretien, l'hôtel privilégie les produits de nettoyage bio, certifiés, ou naturels, comme le vinaigre blanc. « Non seulement c'est important pour les clients, parce que quand ils viennent chez nous, ils ne respirent pas des produits toxiques, mais c'est très important pour les femmes de chambre », précise Francois Laval.

« Voyager de manière écoresponsable, ça commence au pas de sa porte ! »

Pour les petits-déjeuners, tous les aliments sont bio. Une boulangerie voisine fournit le Solar Hôtel en pain et croissants toute la semaine. Dans la cour intérieure, une dizaine de vélos sont mis à disposition des clients. « C'est impensable pour nous de faire payer la location des vélos. On encourage au maximum les gens à prendre les vélos » indique Francois Laval.

« Quand on regarde les tarifs du Solar Hôtel, on pourrait penser que la démarche écologique implique forcément un surcoût, alors qu'en fait, vous êtes non seulement largement dans les tarifs, mais presque un peu en-dessous », rappelle lance Julien Vidal. Qui conclut : « Il n'y a pas besoin de partir à l'autre bout de la planète pour vivre une véritable aventure, parce que voyager de manière écoresponsable, ça commence au pas de sa porte ! »

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Brut.