Grève mondiale pour le climat : les raisons de la colère

Ce vendredi 20 septembre, des jeunes du monde entier descendent dans les rues pour appeler les gouvernements à agir face à l'urgence climatique. Martial Breton, membre de Youth for Climate France, nous explique les raisons de la colère.

“Nous n’avons plus le choix” : les jeunes du monde entier manifestent pour le climat

Ce vendredi 20 septembre, des jeunes du monde entier descendent dans les rues pour appeler les gouvernements à agir face à l'urgence climatique. Martial Breton, membre de Youth for Climate France, nous explique les raisons de la colère.

En 2019, des millions de jeunes se sont mobilisés à travers le monde lors des "grèves pour le climat". Martial Breton, étudiant et membre du mouvement "Youth for climate”, y a participé. Le jeune homme explique les raisons de cette colère répandue à travers le monde.

Durant des décennies, les ONG, les associations, les organisations scientifiques et les politiques parlent du fait qu’il faut agir au plus vite afin d’éviter aux générations futures de faire face au dérèglement climatique. Cependant, « le dérèglement climatique s’est tellement accéléré que les générations futures, c’est les générations d’aujourd’hui », explique Martial Breton.

Il trouve « désastreux » que le système éducatif français ne donne pas les outils de préparation nécessaire pour faire face au dérèglement climatique. En effet, tous les lycéens qui manifestent lors des marches pour le climat ne sont pas éduqués sur les conséquences et les causes du dérèglement climatique : « Ils ne remettent pas en question l’éducation, au contraire. Un des messages, c’est d’avoir plus d’éducation pour l’environnement », insiste l'activiste écologique.

Selon Martial Breton, les jeunes n’ont pas d’autres choix que de manifester : « Nous, jeunes, sommes obligés de nous battre parce que les générations précédentes nous ont légué une planète qui n’est plus capable de nous assurer un avenir. »

Martial Breton affirme qu’il est possible de construire une « société meilleure ». Selon lui, les jeunes doivent agir collectivement : « Si on construit de façon collective, avec 2 piliers, un pilier social, démocratique, citoyen, des individus, de l’humain et un pilier écologique, de biodiversité climatique et de la nature, forcément collectivement, on va réussir. »

« J’ai appris que l'on n'est jamais trop petit pour faire la différence », a déclaré Greta Thunberg, icône du mouvement écologiste, lors de la conférence de la COP24 des Nations unies sur le réchauffement climatique.

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Brut.