Il s’est nourri de plantes sauvages à New York

Rob Greenfield est un militant écologiste qui s’est nourri pendant 30 jours de plantes qu’il a cueilli en plein milieu de New York.

“Je veux me nourrir d’aliments sans faire de mal à la Terre”

“Pas d’épiceries, pas de restaurants, même pas de jardins potagers ! Tout ce que je mange, je dois le trouver à l’état sauvage. Que ce soit dans des parcs en ville, sur des friches urbaines ou en pleine nature.” Rob Greenfield est un militant écologiste. Il s’est nourri pendant 30 jours uniquement d’aliments qu’il a cueillis ou ramassés. Brut l’a accompagné à Central Park, New York, durant sa cueillette. “Rien que dans ce petit coin, on trouve 4 plantes comestibles et médicinales. On a du pissenlit. Tout le monde connaît le pissenlit. On a du plantain, un autre aliment et médicament excellent. Et juste un peu plus loin, l’une de mes plantes préférées : du chénopode blanc, qui ressemble à de l’épinard. Ça pousse dans la plupart des grandes villes de ce qu’on appelle les États-Unis et presque partout dans le monde. Ah, et bien sûr, un framboisier. On peut faire de la tisane avec ses feuilles”, montre-t-il. Niry et Kanto cueillent et produisent de la centella

“Pour moi, ce n’est pas un projet survivaliste. Je le fais pour profiter de la vie, pour m’épanouir et me sentir bien. J’ai mangé plus de 100 aliments différents trouvés dans la nature ce mois-ci et en ouvrant les yeux, j’ai vu que j’avais à peine effleuré la surface de tout ce qui existe. Je me sens vraiment plus présent et connecté plus profondément avec la Terre”, explique-t-il. Plus de 70 % des produits agricoles non biologiques vendus aux États-Unis contiennent des résidus de pesticides, qui peuvent avoir des effets néfastes sur les consommateurs. “Depuis 10 ans, je réfléchis à notre système agro-alimentaire mondial et à toutes les façons dont il fait autant de ravages. Je veux me nourrir d’aliments qui poussent dans la nature, sans faire de mal à la Terre.” Il cultive les pommes de terre en remplaçant les pesticides par des substances naturelles

Rob Greenfield organise des happenings pour dénoncer les pratiques de l’industrie agro-alimentaire, qui, chaque année, génère 3,4 milliards de tonnes de gaz à effet de serre et gaspille 33 millions de tonnes de nourriture. Aujourd’hui, il partage ses connaissances dans le domaine de la cueillette. “‘Et si tout le monde se trouvait à manger dans la nature? Ça ne la détruirait pas du jour au lendemain?’ C’est exactement l’inverse. Si chaque humain commençait à ramasser sa nourriture et arrêtait d’aller au supermarché, vous savez ce que ça voudrait dire? Ça voudrait dire que les gens adoptent un nouveau rapport au monde. Ça voudrait dire que nos structures sociales dysfonctionnelles sont en train de s’effondrer et qu’on peut les remplacer par une approche régénérative, équitable et juste de la vie, connectée à la Terre.” Alexis Robert, 81 ans, présente l’écolieu qu’il a fondé

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Brut.