Kivalina, premier village américain victime du réchauffement climatique

En Alaska, l'érosion dévore les terres du petit village de Kivalina. Tempêtes, manque de nourriture... Comment vont survivre ses habitants alors que leur terre disparaît ?

Kivalina, victime du réchauffement climatique

Ce village d’Alaska pourrait disparaître d’ici à 2025. Ses 450 habitants deviendraient les premiers réfugiés climatiques américains.

C’est un territoire perdu, à 134 km du cercle arctique. Seules 450 personnes vivent à Kivalina, territoire de la communauté inupiat en Alaska. Ces insulaires sont directement menacés par l’augmentation du niveau de la mer et la multiplication des tempêtes, qui réduisent la taille de l’île, malgré la construction d’une digue en 2008. Et l’érosion affecte la piste d’atterrissage, unique porte d’entrée et de sortie de Kivalina.

Vers une relocalisation ?

Tout cela sans compter la fonte des glaces, due à des hivers plus courts. “Elle fond de plus en plus vite et elle se forme de plus en plus tard. L’année dernière, nous n’en avons pas eu avant décembre. D’habitude, nous en avons en octobre” analyse Repe Swan, habitant de Kivalina. Or, la glace protège l’île et permet à ses habitants de se nourrir. L’alimentation à Kivalina dépend en effet de la chasse et de la pêche. Sans glace, il est impossible de se déplacer près du gibier ou de stocker la viande et le poisson.

En 2008, le village a porté plainte contre des entreprises de pétrole, de charbon et d’énergie, pour leur contribution au réchauffement climatique. Mais le tribunal a rejeté la plainte, estimant qu’il n’était pas compétent. Ultime solution pour Kivalina : se relocaliser. L’opération est toutefois coûteuse (entre 81 et 340 millions d’euros), et les financements insuffisants.

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Brut.