L'État d'urgence climatique, de la rue aux parlements du monde entier

Décision politique à la hauteur des enjeux ou simple mesure symbolique ? Retour sur l’État d’urgence climatique, de la rue aux parlements du monde entier.

Qu'est ce que l'urgence climatique ?

Le jeudi 28 novembre 2019, le Parlement européen a déclaré l’État d’urgence climatique. Il s’agit d’une véritable prise de conscience politique, à travers le monde. En effet, face aux menaces grandissantes envers le climat, de plus en plus de parlements déclarent l’État d’urgence climatique…

L’initiative commence en 2016, lorsque plusieurs groupes écologistes locaux se mobilisent en Australie. Leur objectif est alors d’alarmer le gouvernement afin d’obtenir une action urgente, pour l’environnement. Ainsi, la ville de Darebin est devenue la 1ère institution politique à déclarer un État d’urgence climatique.
Rapidement, cette demande prend une ampleur mondiale. Le mouvement écologiste Extinction Rebellion en fait d’ailleurs l’une de ses 3 revendications phares. "Un succès serait que le gouvernement déclare un État d’urgence climatique et que les citoyens se rassemblent" explique une activiste. Au fil des mois, plusieurs villes votent cette mesure. C’est alors le 29 avril 2019, qu’un parlement national franchit le pas pour la première fois : le pays de Galles. Rapidement, il est suivi par le Royaume-Uni, le Canada, la France, l’Argentine ou encore l’Irlande.

"Les gens dans la rue ne nous demandent pas de déclaration, ils nous demandent d’agir"

Alors que les déclarations d’urgence climatique se multiplient dans les parlements, certains questionnent son impact concret. “Nous pouvons déclarer une urgence climatique, mais nous ne pouvons même pas dire que l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050 sera adopté par l’UE (…). En République tchèque, un nouveau Premier ministre ne s’y est pas engagé : cela doit changer plutôt que de faire des déclarations”, rappelle le député néerlandais Bas Eickhout. Néanmoins, de son côté, le Parlement européen souhaite faire en sorte que toutes les politiques européennes soient désormais compatibles avec l’objectif de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 1,5 degrés. Pour ce, les parlementaires demandent une réduction de 55 % des émissions d’ici 2030 et appellent à la réduction mondiale des émissions du transport maritime et aérien. Des initiatives pleines d’espoir, et félicitées par Greta Thunberg

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Brut.