Les "ponts vivants" du Meghalaya

Les "ponts vivants", c'est la solution du peuple Khasi pour franchir les cours d'eau et relier les villages entre eux.

Les « ponts vivants » du Meghalaya

Les « ponts vivants », c'est la solution du peuple Khasi pour franchir les cours d'eau et relier les villages entre eux.

On les appelle les « ponts vivants ». On les trouve dans l'Etat indien du Meghalaya, un plateau montagneux et l'une des régions les plus humides sur Terre. Dans cette nature luxuriante, le peuple Khasi a dû trouver le moyen de connecter les villages et de franchir les nombreux torrents qui traversent les montagnes. Sans moyens de construction modernes, ils trouvèrent la solution à travers les « jing kieng jri », des ponts de lianes.

La plupart de ces ponts sont construits selon le principe suivant :

  1. La plantation de deux arbres de part et d'autre de l'espace à franchir.
  2. La construction d'une structure en bambou entre les troncs.
  3. L'étirement autour de la structure de jeunes racines de caoutchouc, qui ont la particularité de pousser à l'air libre.

Nourries par la riche humidité de la région, les racines vont devenir de plus en plus fortes et épaisses. En 15-30 ans, ces ponts deviennent suffisamment solides pour soutenir le poids de plus de 30 personnes. Contrairement à la plupart des constructions, les plus vieux de ces ponts sont donc les plus solides, demeurant intacts face aux inondations et aux tempêtes que connaît régulièrement la région. Cette pratique est très ancienne chez les Khasi et leur savoir-faire a même abouti à la création de ce pont à double-étage, une attraction touristique majeure dans la région.

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Brut.