Amputé d'une main, Nicolas a fabriqué sa propre prothèse bionique

À 18 ans, il a été amputé d'une main. Alors Nicolas s'est lancé un défi : fabriquer sa propre main bionique. Aujourd'hui avec son association My human kit, il se bat pour la rendre accessible au plus grand nombre. Il raconte. La version longue de ce sujet est diffusée dans "13h15 le samedi" sur France 2. (images : © Auxyma)

Nicolas a imaginé son propre bras bionique

À 18 ans, il a perdu sa main à cause d’une presse plieuse. Huit ans plus tard, il a créé, avec des professionnels de l’informatique, une prothèse qui l’aide pour tout type d’activités.

« C’était un jour de travail comme les autres. C’était en semaine, à l’usine. J’ai mis la main dans la machine, une presse plieuse. J’ai mis le pied sur la pédale. Il y avait ma main dedans, et ça l’a sectionnée. J’ai tout de suite compris que c’était terminé », se souvient Nicolas. Il avait 18 ans.

« La seule personne qui pouvait changer ça, c’était moi »

À peine sorti de l’adolescence, Nicolas doit se résoudre à vivre avec une prothèse. « Ça n’avait pas du tout la forme d’une main. C’était moche. On aurait dit une main de Playmobil. Mais la seule personne qui pouvait changer ça, c’était moi ! », réalise alors le jeune homme.

Huit ans plus tard, il se lance dans un défi : fabriquer sa propre prothèse avec l’aide de makers, des génies de l’informatique et de l’électronique bénévoles. Le projet plaît, et il est exposé dans le monde entier. « Le truc s’est complètement inversé. C’était ce que je voulais le plus cacher et d’un seul coup, c’est ce qui a attiré le plus ! »

Il a créé une association pour aider des personnes à fabriquer eux-mêmes des prothèses

Nicolas ne s'arrête pas là. Il décide de créer son association : MHK, pour « My Human Kit ». Huit salariés y travaillent à temps plein pour aider des personnes en situation de handicap à fabriquer eux-mêmes et gratuitement des prothèses ou des fauteuils roulants plus adaptés à leur quotidien.

Grâce à son bras bionique, Nicolas s’est mis à la musique, mais aussi au sport. Des passions qu’il arrive à vivre grâce à ce réseau de makers avec qui il imagine des prothèses adaptées à différentes situations, comme le VTT. « Pour moi, la prothèse idéale, elle n’est pas chère. Elle est accessible, elle est pour tout le monde. Il n’y aura jamais mieux que la vraie main. T’as ton corps et tu voudrais plus. Mais en fait, ce que tu as, c’est déjà génial. »

La version longue de ce sujet a été diffusée dans l'émission 13h15 le samedi, sur France 2, le 13 juin. Elle est réalisée par Auxyma.

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Brut.
13 juin 2020 12:02