Emmanuel Macron et les "violences policières"

Rémy Buisine : "Est-ce que c'est un tabou de dire le terme violences policières ?" Emmanuel Macron : "Non, je peux vous dire 'il y a des violences policières' si ça vous fait plaisir que je le dise." #BrutMacron

Emmanuel Macron sur les violences policières

Ce vendredi 4 décembre, le président de la République a répondu aux questions de Rémy Buisine pour Brut. Lors de cette interview, il a évoqué le sujet brûlant des violences policières.

« Il y a des policiers violents. Il y en a. Et donc, là-dessus, il faut prévenir, former, et surtout sanctionner », a affirmé Emmanuel Macron en direct sur Brut. Néanmoins, le terme de « violence policière » n’a pas lieu d’être, d’après le chef de l’État. Pourtant, c’est une expression qu’il utilisait lui-même lors de sa campagne présidentielle.

« Il y a des violences de policiers »

« Ce terme-là est politisé. Les black blocs, une partie de l’extrême-gauche qui veut la dissolution de l’État, ont installé l’idée qu’il y a une violence consubstantielle à la police. Comme d’autres disent qu’il y a un racisme consubstantiel. Je suis contre ça. C’est pas vrai ! C’est faux ! C’est une manipulation. Le but est d’affaiblir une institution républicaine », a affirmé Emmanuel Macron.

D’après le président, les forces de l’ordre ne font pas partie d’un camp et agissent seulement au nom de la loi. Il souhaite déconstruire le terme de « violences policières » en disant qu’il y a « des violences de policiers ». Selon Emmanuel Macron, beaucoup de personnes projettent d’affaiblir et de décrédibiliser la police.

« Il y a de la violence dans la société. Il y a du racisme dans la société aujourd’hui en France. C’est un fait. Et comme on a une police qui est à l’image de la société, il y a des membres de la police qui ont des comportements violents qu’il faut pouvoir traquer et sanctionner », a déclaré le président.

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Brut.