L'histoire de l'homme violemment éjecté de sa tente par la police

Les images de cet homme violemment éjecté de sa tente par des policiers ont choqué. Brut l'a retrouvé. Il s'appelle Mohammad, et il a fui l'Afghanistan pour trouver refuge en France. C'est son histoire.

Mohammad, Afghan, s’est fait ejecté de son abri par la police en novembre dernier

Il a 22 ans et arrivé en France début novembre, après avoir du quitter l'Afghanistan. Le 23 novembre 2020, alors qu’un rassemblement a lieu place de la République et qu'il est abrité par une tente, il est violemment “jeté” sur le sol par la police. La vidéo a énormément circulé, Brut a pu rencontrer Mohammad.

Ils ont agrippé la tente par derrière et m’ont jeté par terre

A cause de sa situation dans son pays natal, l’Afghanistan, Mohammad a choisi de venir en France, le 6 novembre 2020. Il est d’abord allé à Saint-Denis, où de grands campements de tentes étaient déjà installés. Mohammad explique également avoir pu y rencontrer de nombreux Afghans. Alors qu’il participe à un rassemblement place de la République, il est soudainement éjecté de sa tente : “Deux, trois personnes ont agrippé la tente par derrière et m’ont jeté par terre.

Un parcours difficile

Quelques jours plus tard, on le prévient qu’une vidéo de lui face aux policiers a été prise, et qu’elle circule sur les réseaux sociaux, notamment Tik Tok.

Après cet incident, je suis resté tard dans les rues”, se souvient Mohammad. Il se retrouve ensuite dans le quartier de Rosa Parks, dans le nord de Paris. Lui et son groupe trouvent un logement pour 4 personnes, d’où ils sont rapidement délogés par la police.

Depuis quelques semaines, il vit dans un logement provisoire à Cergy-Préfecture. Il attend une décision de la part de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration en ce qui concerne un éventuel transfert. “Quand je suis arrivé en France, j’ai pensé :‘Je suis maintenant dans un pays qui protège les réfugiés'", explique Mohammad.

Il partage sa surprise face à la situation vécue : “Je n’aurais jamais pensé que dans un pays comme la France, une ville comme Paris, un incident pareil arrive et qu’on dorme sous des tentes.

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Brut.