Le black bloc redouté au G7 à Biarritz

Des individus vêtus de noir, cagoulés, parfois violents et redoutés par les autorités lors du G7 à Biarritz. Le black bloc, c’est ça.

C'est quoi le black bloc ?

Vêtus de noirs, en tête du cortège de nombreuses manifestations, parfois violents lors d’affrontements avec les forces de l’ordre… Voici les black blocs. Leur objectif : renverser le système capitaliste. Les black blocs, c’est eux.

Ces individus vêtus de noir et cagoulés, c'est ce qu’on appelle le black bloc. Il engendre parfois des violences. Mais pour eux, « ce n'est pas de la violence, c'est de la résistance ». Le black bloc n’est ni un mouvement structuré, ni une idéologie, mais une forme d'action collective lors d'une manifestation. Héritage du mouvement autonome de l'ex-Allemagne de l'Ouest dans les années 1980, le black bloc se fait remarquer à l'échelle internationale lors du sommet de l'OMC à Seattle, en 1999.

En France, le premier coup d'éclat des black blocs a lieu lors du sommet de l'OTAN à Strasbourg, en 2009. En 2018, le 1er-Mai, il était composé, selon la Préfecture de police de Paris, de 1200 personnes en tête du cortège parisien. « On voit qu’il y a une augmentation du nombre de manifestants, qui s'explique aussi par les réponses gouvernementales : refusant tout dialogue (cela) génère chez certains une absence de débouchés. Donc, à partir de ce moment-là, ils choisissent une autre forme d'action en se disant : peut-être qu'on aura une chance d'être plus entendus » estime Sylvain Boulouque, historien spécialiste de la gauche radicale.

Une critique radicale du système économique et politique

Le black bloc porte une critique radicale du système politique et économique. Pour cela, ils s'attaquent aux représentants de l'État et aux symboles du capitalisme : banques, assurances, multinationales… Pour affronter les forces de l'ordre, rester anonymes et marquer les esprits, les participants au black bloc sont vêtus de noir et équipés : cagoules pour l’anonymat, lunettes et masques pour les gaz lacrymogènes, gants pour les brûlures et les traces ADN. Les black blocs sont condamnés de manière unanime par la classe politique : « Ces milices d'extrême-gauche devraient être dissoutes depuis bien longtemps » a par exemple déclaré Marine Le Pen.

Les membres du black bloc sont très divers : « On a des gens de 20 ans à la cinquantaine, il suffit de courir relativement vite pour pouvoir participer au black bloc » précise Sylvain Boulouque, historien spécialiste de la gauche radicale. « Ceux qui se font interpeller ne sont pas forcément les plus aguerris, mais d’après ce qu'on peut voir, on a aussi bien de jeunes ouvriers que des professions intellectuelles supérieures » ajoute Sylvain Boulouque.

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Brut.