Le waacking, la danse freestyle LGBTQ+

Cette danse aurait pu disparaître avec l'épidémie de sida des années 1980. Aujourd'hui, Princess Lockeroo se bat pour la faire perdurer. C'est le waacking.

Le waacking, la danse freestyle LGBTQ+

Le waacking est un style de danse né dans les années 1970 quivient des clubs LGBTQ+. La danseuse Princess Lockeroo en parle à Brut.

Princess Lockerooo a consacré sa carrière de danseuse au waacking. Elle se produit et enseigne cette forme de danse freestyle dans le monde entier. « Le waacking, c'est chanter avec son corps, et quand c'est bien fait, ça ressemble à de la magie », assure-t-elle.

L’histoire du waacking

À l'origine, on appelait cette danse le « punking ». Dans les années 1970, le mot « punk » est un terme péjoratif utilisé contre les homosexuels. Aujourd’hui, le « punking » est décrit comme la partie dramatique du waacking. Dans les années 1980, l'épidémie de sida a dévasté la communauté waacking. La plupart de ses créateurs sont morts.

Le genre fait son retour à l’aube des années 2000. Le danseur Brian « Footwork » Green commence alors à l'enseigner à New York. C'est ainsi que Princess Lockerooo découvre le waacking. Elle est aussi présentée au pionnier du waacking, Tyrone,un ancien danseur de Soul Train, une émission de musique et de danse légendaire des années 1970 et 1980.

« Le waacking m'a appris à accepter mon caractère unique et à m'aimer moi-même. Ça m'a donné les outils dont j'avais besoin pour m'épanouir en tant qu’artiste. », confie Princess Lockerooo. En juin 2020, son ami et mentor, Tyrone Proctor, décède. Elle lui rend hommage en enseignant à la nouvelle génération de danseurs.

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Brut.