Les femmes Waorani et A'i Cofán se battent pour protéger la forêt amazonienne

"Notre territoire, c'est notre vie. C'est pour cela que nous continuerons à nous battre." En Équateur et au Brésil, des femmes autochtones luttent pour protéger leur habitat : la forêt amazonienne. Voici leur combat.

Des femmes autochtones se battent pour protéger la forêt amazonienne

« Le combat que nous menons, ce n'est pas uniquement pour le peuple Waorani, mais pour toutes les nationalités et pour le monde entier qui respire cet air ». Ces femmes autochtones se battent pour protéger leur habitat : la forêt amazonienne.

Nemonte Nenquimo, représentante des Waorani et Alexandra Narváez, représentante des A'i Cofán, sont équatoriennes. « Pour nous, le peuple A'i Cofán et tous les peuples indigènes, sans territoire, nous ne pouvons pas vivre. Notre territoire, c'est notre vie. C'est pour cela que nous continuerons de nous battre » déclare Alexandra Narváez, représentante des A'i Cofán.

Les femmes autochtones ont déjà protégé leurs territoires en s'opposant au forage pétrolier et à l'extraction d'or. « Nous avons protégé notre territoire et nous avons vécu des années et des années, des siècles et des siècles, nous avons gardé notre territoire propre, sans le détruire. Et aujourd'hui, avec le capitalisme, l'économie, la technologie, le gouvernement, qu'est-ce qu'il se passe ? C'est la destruction, la fin de notre mode de vie » déplore Nemonte Nenquimo, représentante des Waorani.

« Petit à petit, on détruit l'air au Brésil »

En août 2019, elles ont participé à la « Marche des femmes autochtones » au Brésil pour dénoncer la politique du Président Jair Bolsonaro. « En tant que femme Waorani, je suis allée au Brésil pour participer à cette lutte, pour crier, pour dire au monde entier : “Regardez ce gouvernement. Regardez ce qu'il se passe.” » explique Nemonte Nenquimo.

Au Brésil, la situation est similaire à ce qu’il s’est passé « avec le gouvernement équatorien qui voulait vendre notre territoire sans nous demander notre avis » assure Nemonte Nenquimo, représentante des Waorani. Depuis le 1er janvier 2019, plus de 75 000 départs de feux ont été enregistrés au Brésil. Ces feux de forêts ont bondi de 84 % en 2019 par rapport à 2018, sur la période allant du 1er janvier au 19 août.

« Bolsonaro doit y réfléchir et arrêter d'en tirer un profit industriel parce que petit à petit, on détruit l'air au Brésil » alerte Nemonte Nenquimo, représentante des Waorani. La forêt amazonienne est la plus grande forêt tropicale au monde et limite le réchauffement climatique. En avril 2019, les Waorani ont obtenu gain de cause contre le gouvernement équatorien. Cela leur a permis de protéger une zone de 2000 km2 de forêt tropicale. « Nous allons continuer de parler. Nous allons continuer de prendre position. Nous allons continuer d'utiliser nos voix qui doivent être respectées » conclut Nemonte Nenquimo, représentante des Waorani.

avatar
Brut.
27 août 2019 17:59