Niglo et l'histoire de la boxe dans la communauté gitane

Niglo fait partie de la communauté des gens du voyage. La boxe, cela lui a permis de faire abstraction des problèmes rencontrés au cours de sa vie. Pour Brut, il raconte.

“La boxe, c’est une grosse, grosse thérapie”

“Quand tu as des galères dans la vie, la boxe, c’est une grosse, grosse thérapie. Plutôt que te mettre dans la drogue, fumer ou quoi que ce soit, ça te permet une hygiène de vie, tu rentres, tu as l’esprit libre.” Niglo vient de la communauté des gens du voyage. La boxe, c’est une histoire de famille pour le jeune homme. “Mon arrière-grand-père, il était boxeur, mon grand-père, il était boxeur, mon père, il était boxeur, moi, je suis boxeur, ma sœur, elle est boxeuse, mon petit frère, pareil, tu vois, c’est une famille, ça se transmet dès le premier âge. Je n'arrivais même pas à marcher, moi, que je savais déjà taper.” La boxe, une philosophie ?

Venant de la communauté des gens du voyage, Niglo a été victime à plusieurs reprises de racisme lors de son enfance. “Il faut dire ce qui est, il y a du racisme envers les Gitans. Nos parents, depuis petits, ils nous ont appris à nous défendre. Quand tu es petit, si tu ne sais pas te défendre, tu vas passer pour un faible.” Avec la boxe, le jeune sportif a trouvé un moyen de se défouler et se vider l’esprit. “Quand tu montes sur le ring, c’est que tu as les tripes. T’as tellement vécu de la galère, la difficulté, que quand tu montes là, tu as la rage, tu as la rage au ventre. Tu as les dents.” Souleymane Cissokho, le champion de boxe qui transmet ses valeurs

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Brut.