Pied-de-Borne : une épicerie coopérative tenue par les habitants

La dernière épicerie de ce village isolé de Lozère avait fermé. Une soixantaine d'habitants se sont alors unis pour lancer une épicerie coopérative dont ils sont tous copropriétaires. Et chacun donne de son temps pour faire vivre le commerce.

Une épicerie collaborative en zone hyper rurale

Au coeur des Cévennes, à la limite entre l’Ardèche et de la Lozère, une épicerie collaborative a vu le jour. Produits bios ou locaux

La zone où se trouve la coopérative est très isolée : « On est à une demi-heure des premiers supermarchés, qui se trouvent aux Vans et sinon, on a à Villefort, un petit bourg avec les produits de première nécessité » explique Agnès, coopératrice et bénévole.

David est le co-initiateur de l’épicerie. La coopérative propose des produits issus d’une cinquantaine de producteurs locaux, mais aussi des produits biologiques. Livrés le mercredi, ce sont les coopérateurs disponibles qui viennent décharger le camion et assurer la mise en rayon des produits.

Le principe de ce type de coopérative est né à Brooklyn, à la fin des années 70. L’idée, c’est que chaque consommateur est également acteur. Ces « consomm-acteurs » donnent trois heures par mois de leur temps pour assurer la gestion de la coopérative. « Il y a une rencontre avec les gens, il y a une solidarité et on sait qu'on va se retrouver là, tous les mercredis, parce qu'il y a le stock qui arrive, le jeudi matin, on va faire le marché à Villefort (…) Donc il y a une espèce d'émulsion, d'alchimie entre nous tous » raconte Nicolas, coopérateur de l’épicerie.

En contrepartie de ce temps donné à la coopérative, les coopérateurs bénéficient d’une remise sur l’ensemble des produits du magasin. Un nouveau projet a récemment vu le jour juste à côté de la coopérative : un petit jardin à cultiver, dont les coopérateurs pourront s’occuper. Car ce qui unit les coopérateurs, c’est aussi « certaines préoccupations communes vis-à-vis de la planète, de l'avenir de la Terre » estime Aline, coopératrice.

Cette coopérative a remplacé une ancienne épicerie classique : « c'était presque un mouroir parce qu'il y avait très peu de clientèle » décrit Alexandre, coopérateur de l’épicerie. « Là, c'est une nouvelle vie, c'est un bonheur ! C’est une vie de famille presque » s’exclame-t-il.

avatar
Brut.