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Sa première nuit dans la rue : Kenny raconte

À 14 ans, Kenny quitte son foyer d'accueil et débarque seul et sans argent à Paris. Son premier jour dans la rue, voilà comment il l'a vécu.

Sans-abri pendant 17 ans, Kenny raconte sa première nuit dans la rue.

En 1999, Kenny avait 14 ans et c’était sa première nuit dans la rue à Paris. Sans argent, sans papiers d’identité, le ventre vide. Par la suite, il a vécu dans la rue pendant 17 ans. Kenny raconte son histoire à Brut.

Famille d’accueil, placement en foyer, fugues à répétition… Pour quitter son quotidien difficile, Kenny s’éloigne du Havre et arrive à Paris. À 14 ans, il se retrouve dehors, seul dans une ville qu’il ne connaît pas. La première nuit, Kenny s’allonge dans un parking, à l’abri. Mais la nuit, la musique du parking est toujours là, tandis que le gaz d’échappement des voitures qui vont et viennent, ne cesse de polluer. Kenny dort mal. Le lendemain matin il sort dehors pour découvrir Paris. Kenny croise des gens dans la rue, mais il n’a pas envie qu’ils sachent qu’il vit dehors, il ne veut pas être jugé. Ce qu’il souhaite c’est faire des rencontres, et surtout “faire partie d’un groupe”.

“Tu peux avoir de la considération pour toi même, mais le fait que quelqu’un d’autre te considère, c’est vital”

Kenny prend l’habitude de traîner dans la rue, notamment à Châtelet les Halles. Dans ce quartier, “des gothiques, des teufeurs, des skateurs, un petit peu de cailleras (…), tout le monde traînait avec tout le monde” raconte-t-il. Pour Kenny, “les personnes que tu rencontres deviennent ta famille”. Aujourd’hui, ça fait plus de 4 ans que Kenny n’est suis plus sans domicile fixe, il a réussi à trouver un CDI dans un magasin. Pourtant, depuis qu’il a son logement, il lui arrive encore de dormir dehors. Pour lui, la rue est devenue une dépendance : “Ça me manquait de dormir à proximité des gens, de me lever et d’être directement dans des foules”. En effet, vivre 17 ans dans la rue l’a changé. “Je deviens meilleur de jour en jour, mais j’ai tellement été abîmé qu’il va falloir du temps”, confie Kenny.

05/11/2019 07:54
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1249 commentaires

  • Sandrine P.
    14 heures

    Pourquoi nous les gens aimants on n’est pas aimés et on galère même sans être forcément SDF ????

  • Karine B.
    16 heures

    Bravo Monsieur, vous êtes un grand homme généreux et courageux. Si tout le monde pouvait s’inspirer de votre histoire, nous aurions une planète tellement belle 🙏😇

  • Camille T.
    2 jours

    dingue comme témoignage! Ce qui est fou aussi c'est qu'il ne parle pas de la nourriture, il axe simplement sur le social et les conditions de vie. Très intéressant.

  • Christophe C.
    3 jours

    Hospice st Vincent de paul ....d'enfer Rochereau...1967......orpheline apprentit d.auteuil 1983 ......aussi j.ai été à la rue .....jamais dans un groupe toujour tout seul ....faut jamais ce servir de son histoire pour faire pitier ....par contre c.est bien de la raconter bonne journee Kenny

  • Mohamed M.
    6 jours

    Bravo monsieur j’ai un grand respect pour vous,et pour tous les pauvres de la planète encore une fois Merci pour ce témoignage.

  • Camy Ô.
    6 jours

    Séta Doucouré

  • Rémi C.
    7 jours

    Félicitations Kenny, tu es courageux

  • Patricia Q.
    14/02/2020 18:43

    Pas de chance ce sont les romes qui vont être logé. Trop français tu es.

  • Gosh B.
    13/02/2020 23:42

    aucune personne fau limite fouilleur un pti non une petite non ,ont lsait mai zon du a cran den qui nfau pa, cest des gen rare des plu chiants semble des fois. non suspicion rabai da rien

  • Gosh B.
    13/02/2020 23:39

    moi cque jsai cest que divertir les vieu, mai reichman na aucun groupe ou des gens assistants sociaux emmerde nont aucun groupe.. cque jpeu dire.. que réclamer.. mem en presenté ou connu, cest pa forcement, ou unique apprecié mai et proposer ou plan aussi situation dormir mem 1 jrs, mem ,cest pa si cotté bien, cest interess qui gene, region chalet, ba ta un logi, groupe hôtel.. ba qutu conaisse ou pa faut le prix ya une ethique sur avis. cest sur de sa ces pa abandoné. tro inaveré ou triste.. ni offenser ..le nimport quoi.. ni temp la joie mai cqui ai chercher curieu, ou delit imagine lfau gar tro ambitieu. jai fai tt pareil que cest fau , initiateur ou situation crise, caricature merdique enfait. aucune raison.. mai deplacer.. parsque dplus etat ba sdemerder, mai qui napprend rien quasi. soi crain soi hargneu, nveut pa dflics tro comme dire couler chose se tiennes nai pa danomali piege parceque ..écarts et paisible plan social reunir tro pa forcement dpa travailler et tout, sdit pa du tout lgar de cap.. âge ,com nimporte qui que mepri lucid, sur attente autonomi.. ni quetr marrant sur des demandes, cest impossible, dun bailleur.. tu travail pa, pa travailler. mépri mauvai personn et si rare ya, tro grave ce point non complique dlieu ,psychiatri autre deducation, autre, que cest un delit lescroquerie des amis chau sympas, ba depend des heures ,ta une autonomie aussi ta des gran parents ba cest mieu den dtemp en temp juste sympa pr sa qutravailler, tobtien. de vivre ces des gen en rare inexistant jte rendrai on trend.. qumon avi personn du tout nsai cqui font la.. passer pr reclamer.. fair chier. cest pa autant pa autan chiant

  • Louis C.
    13/02/2020 20:13

    Bravo

  • Saorma S.
    13/02/2020 17:39

    Courage j'espère que tu seras dans la bonne voie

  • Flo N.
    12/02/2020 16:17

    😮🙏

  • Imad B.
    12/02/2020 09:14

    prend des notes on sait jamais si on se retrouve sans logement

  • Elody D.
    11/02/2020 21:54

    il pourrait faire mannequin

  • ရှငျဘုရငျကို အ.
    11/02/2020 16:55

    Tout simplement un vrai homme bravo

  • Jacques G.
    11/02/2020 14:48

    Témoignage important pour mieux comprendre, merci Kenny.

  • Jean C.
    11/02/2020 09:42

    Quel courage bravo Kenny

  • Diego R.
    10/02/2020 18:03

    Wsh

  • Christine L.
    10/02/2020 17:49

    Quand ont veus ont peut