Sexisme : la ministre Élisabeth Moreno s'exprime

"Il ne faut pas sous prétexte que l’on parle d’une personne connue, oublier qu’il y a de parfaits inconnus qui se permettent de traiter les femmes comme rien"

Sexisme dans le journalisme sportif : la ministre Elisabeth Moreno s'exprime

L’actuelle ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, à la Diversité et à l’Égalité des chances s’est exprimée ce mardi 23 mars au sujet du sexisme dans le journalisme sportif. Un phénomène que dénonce notamment Marie Portolano dans le documentaire “Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste”, sur Canal +.

"Il ne faut pas sous prétexte que l’on parle d’une personne connue, oublier qu’il y a de parfaits inconnus qui se permettent de traiter les femmes comme rien."

Pour Elisabeth Moreno, ces accusations n’ont rien d’étonnant et confirment plutôt ses propres observations du sexisme ordinaire, en particulier dans le monde de l’entreprise. Cette affaire est pour elle révélatrice d’un phénomène bien plus global. Elle ajoute : "Il ne faut pas sous prétexte que l’on parle d’une personne connue, oublier qu’il y a de parfaits inconnus qui se permettent de traiter les femmes comme rien."

“Cette libération de la parole est bénéfique pour toute notre société.”

Elisabeth Moreno rappelle l’importance que peut prendre la publication d’un ouvrage comme “La Familia Grande” de Camille Kouchner dans la médiatisation de certains thèmes, en l’occurence celui de l’inceste. Pour la ministre, “il n’y a pas de frontières sociales ou géographiques à cette question du sexisme qui tue des rêves, des vies, des ambitions.” Pour toutes ces raisons-là, la ministre considère cette libération de la parole comme “bénéfique pour toute notre société.”

Elisabeth Moreno conclut finalement : “Il faut que les femmes continuent de parler pour que cette impunité qui a régné jusqu'à maintenant cesse enfin.

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Brut.