La peine, assortie d'un mandat de dépôt, est la même que celle prononcée en première instance, à l'exception de la durée d'inéligibilité alourdie à dix ans contre cinq ans auparavant. Elle est en revanche supérieure aux réquisitions (cinq ans dont trois ferme).
La cour l'a reconnu "coupable d'avoir participé à une entente" en vue "d'exercer un chantage public au préjudice de Gilles Artigues", son ancien premier adjoint, selon le jugement lu par la présidente Margareth Stragier.
Gaël Perdriau, 54 ans, (ex-LR) a aussi été jugé coupable d'avoir "participé à la préparation" du piège contre Gilles Artigues, filmé à son insu en janvier 2015 dans une chambre d'hôtel à Paris en compagnie d'un prostitué, et "d'avoir détourné des fonds publics" pour financer ce "kompromat".
L'alliance avec cet élu centriste bien implanté localement, avait permis son élection à la mairie de Saint-Etienne en 2014, mais Gilles Artigues commençait à prendre ses distances et la vidéo a servi à réprimer ses velléités d'indépendance.
Gaël Perdriau a toujours nié
"Madame vous venez de condamner un innocent", a déclaré Gaël Perdriau à la présidente, en signant les documents signifiant son départ immédiat pour la prison.
Depuis la révélation de la vidéo en 2022 par Médiapart, il a toujours nié être à son initiative, assurant que le piège avait été monté sans qu'il le sache par trois de ses proches collaborateurs d'alors.
Eux admettent avoir joué un rôle dans le piège mais assurent l'avoir fait à la demande du maire.
L'ancien adjoint à l'Education et auteur du film, Samy Kéfi-Jérôme, reste condamné à trois ans de prison ferme. Son ex-compagnon, concepteur du piège, Gilles Rossary-Lenglet, a vu sa peine ramenée à deux ans ferme contre trois.
L'ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, n'avait pas fait appel de sa condamnation à deux ans de prison ferme.








