"Concernant le parcours différencié en fin d'année, il y a un constat d'échec et il faut en tirer les conséquences", affirme Édouard Geffray aux Échos, dans un entretien publié en ligne.
Dès la rentrée prochaine, le parcours dit "en Y" - les lycéens doivent choisir entre un stage en entreprise rémunéré ou la poursuite d'études - n'interviendra plus en fin d'année scolaire mais avant mars et sera réduit à deux semaines, contre quatre cette année et six initialement.
Les lycéens passeront les épreuves du bac professionnel "à la deuxième moitié de juin" et non plus en mai. "L'année scolaire doit être pleinement utilisée pour les apprentissages", insiste Édouard Geffray.
L'annonce suscite un accueil mitigé parmi les organisations syndicales.
"Il était temps"
Le Snetaa-FO, premier syndicat de l'enseignement professionnel, se dit "vent debout" contre cet aménagement. "À l'inverse de toutes les discussions et constats en quatre réunions de ce début d'année 2026, Édouard Geffray décide de faire marche arrière et annonce le maintien de deux semaines de Y", dénonce-t-il dans un communiqué.
"Il était temps", a de son côté salué le syndicat SE-Unsa, tout en jugeant "indispensable d'engager une réflexion de fond pour mieux former les élèves de la voie professionnelle".
Dans le cadre de la réforme du bac professionnel, voulue par Emmanuel Macron, le calendrier du bac professionnel avait été réorganisé pour l'année 2024-2025: chaque élève de terminale devait choisir le parcours différencié à partir de la mi-mai, avec soit un stage, soit des cours. En conséquence, les épreuves du bac avaient été avancées à la mi-mai.
Mais ce "parcours en Y" avait été vivement critiqué par les syndicats, regrettant notamment un absentéisme accru du fait des épreuves avancées du bac.
Face à ce "taux d'absentéisme très important", l'ex-ministre de l'Education Elisabeth Borne avait repoussé les épreuves du bac pro à début juin.
Concernant les stages de seconde, le ministre annonce par ailleurs mettre à disposition 40.000 places d'internat pour permettre aux élèves de faire un stage en dehors de leur milieu habituel, notamment ceux issus du milieu rural.








