Didier Seignole, étudiant en biologie demeurant avec sa famille à La Douze, au sud de Périgueux, a disparu le 27 janvier 1994, à l'âge de 29 ans, après un entraînement de football.
Sa voiture avait été retrouvée vide devant la gare des Versannes, près de La Douze.
Malgré les recherches des forces de l'ordre, une intervention de ses parents dans l'émission "Avis de recherche" et même la promesse d'une prime de 50.000 francs, il était resté introuvable.
Nouveaux témoins
Une enquête préliminaire avait été ouverte en mars 2023 par le parquet du pôle cold cases de Nanterre, au cours de laquelle les enquêteurs du Service central de renseignement criminel de la gendarmerie nationale et de la brigade de recherches de Périgueux, co-saisis des investigations, ont auditionné les témoins de l'entourage de Didier Seignole, de "nombreux habitants" de La Douze et "d'anciens gendarmes".
"De nouveaux témoins étaient identifiés" puis entendus et "un nouveau scellé découvert lors de la transmission" au pôle, a encore expliqué le parquet. Des expertises ont été menées sur les vêtements de la victime et les enquêteurs se sont déplacés sur les lieux de la disparition.
Une information judiciaire a par la suite été ouverte, en novembre 2025, pour enlèvement et séquestration, et une des juges d'instruction du pôle national des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE), Fabienne Bernard, a été saisie.
"À l'issue de ces investigations, on se rend compte que peut-être la disparition de Monsieur Seignole n'est pas volontaire et que l'intervention de tiers est plutôt probable et sans doute même qu'un individu n'a pas agi seul", a déclaré Marie-Céline Lawrysz, procureure de la République adjointe au PCSNE, dans une interview à ICI Périgord (ex-France Bleu).
Cette personne - aujourd'hui décédée - serait "un habitant du village" qui est "décrit comme étant un ancien employé municipal assez violent, qui a déjà été condamné", a ajouté la procureure.
Il a été incarcéré en 1989 pour "des faits d'une violence extrême, violences aggravées par la mise en place d'un guet-apens", a-t-elle encore précisé.
"Les autres personnes soupçonnées, on ne peut pas indiquer les avoir identifiées de manière formelle", a-t-elle conclu.








