Présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen mercredi, l'homme, déjà placé en garde à vue durant l'été pour avoir photographié une enfant dans un autre établissement, est soupçonné d'agressions sexuelles sur cinq fillettes, et de viol pour l'une d'elles.
L'alerte est venue dimanche des parents de trois filles âgées de trois ans et scolarisées en petite section, qui "venaient de leur révéler que leur enseignant leur imposait des baisers sur la bouche", précise le parquet dans un communiqué, confirmant une information du journal Charente Libre.
Cet instituteur, qui conteste l'ensemble des faits reprochés, exerçait dans cette école de Soyaux depuis la rentrée de septembre. Les trois fillettes, entendues par les enquêteurs, ont désigné deux autres camarades "qui auraient subi les mêmes agissements".
Garde à vue en juillet dans une autre affaire
L'une des victimes "a également fait état de gestes au niveau de son sexe", que "les constatations médico-légales n'ont pas exclus", précise le procureur Benoît Bernard. Il a requis le placement en détention provisoire de l'instituteur.
Ce dernier avait été placé en garde à vue, le 28 juillet, après avoir photographié une élève de grande section durant la sieste lors d'un remplacement d'une journée dans une autre école maternelle. Le sexagénaire avait reconnu avoir pris ces clichés, dénués de tout caractère sexuel, et l'Inspection académique lui avait alors rappelé ses obligations professionnelles, indique le communiqué du parquet.
Ces faits, qualifiés d'"atteinte à la vie privée par fixation d'image", ont été joints à la procédure actuelle.








