Amine Kessaci veut créer une association de maires engagés contre le narcotrafic

Reuters
Le jeune homme de 22 ans, dont les deux frères ont été assassinés, a estimé que le narcotrafic n'était "pas assez" évoqué dans la campagne et veut donc créer, après les élections municipales, "l'association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic".
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Le militant écologiste marseillais Amine Kessaci, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic, veut créer, après les élections municipales, "l'association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic", a-t-il déclaré à l'AFP mercredi.

Interrogé en marge du colloque "Face à la drogue" organisé à la Grande Mosquée de Paris, le jeune homme de 22 ans, dont les deux frères ont été assassinés, a estimé que le narcotrafic n'était "pas assez" évoqué dans la campagne.    

"La question du narcotrafic doit être la réponse numéro une dans les programmes que les candidats proposent dans les élections municipales", a souligné celui qui a commencé une "tournée nationale" pour rencontrer différents candidats, comme le maire écologiste sortant de Lyon, Grégory Doucet, samedi.

"Je porterai, après les élections municipales, une association nationale, l'association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic", a-t-il annoncé.

"Il est important aussi de soutenir des maires de petites communes, des maires qui se sentent aussi très seuls face au narcotrafic, qui voient les réseaux arriver dans leurs petites communes, dans les zones rurales et qui ne savent pas comment réagir", a expliqué l'ancien candidat de la gauche unie aux élections législatives de 2024 dans le nord de Marseille, battu de justesse par la députée sortante d'extrême-droite.

Il a assuré qu'il continuerait à "faire monter cette question dans le débat public", d'abord en vue des municipales puis de l'élection présidentielle, "qui arrive également à grands pas".

Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, assassiné sans doute pour faire taire son grand frère, avait bouleversé la ville de Marseille.

En décembre 2020, son frère Brahim est tué dans un triple homicide, un drame qui pousse Amine à fonder son association Conscience pour aider concrètement les familles de victimes de narchomicides.

"Quand on a enterré un deuxième frère, quand on a ce sentiment de culpabilité qui nous envahit, les sentiments qui nous traversent ne sont pas forcément les meilleurs en cette période", confie Amine Kessaci à l'AFP, tout en promettant, pour sa mère, pour "la mémoire" de ses frères notamment, de "continuer ce combat".

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